La communauté estudiantine de Bunia est sous le choc après l’agression dont a été victime une étudiante de l’Université Shalom de Bunia, le mardi 24 février 2026.
Les faits se sont produits vers 19 heures. La jeune fille rentrait chez elle après les cours lorsqu’elle a été attaquée par des individus non identifiés.
Le récit de la victime
Encore sous le choc, l’étudiante a accepté de livrer son témoignage.
« J’avais commencé à pied jusqu’au lycée Chemchem », explique-t-elle. « Nous étions avec un ami de l’auditoire, et nous sommes passés vers Bassin. »
Arrivée au rond-point Mbandaka, elle décide de prendre une moto. « J’ai pris une moto. L’ami était déjà parti. »
Elle affirme avoir remarqué un comportement suspect dès la sortie de l’université. « C’est là que j’ai constaté que quelqu’un nous visait déjà depuis la sortie de la clôture de l’Université. »
La moto s’engage ensuite vers la route principale de Hoho. L’étudiante dit avoir senti que des personnes les suivaient. « Quand j’étais sur la moto, nous sommes arrivés vers le lavage. On montait déjà vers la route principale. C’est là que j’ai senti le danger : ils étaient toujours derrière nous. »
Le conducteur tente de laisser passer les poursuivants, sans succès. « Malgré qu’on voulait les laisser passer, ils ont fait le même pour passer maintenant à côté de nous. »
L’agression survient rapidement. « Ils ont coupé la main du sac, je ne sais avec quoi, et ils sont partis. On avait essayé de les suivre, mais sans succès. »
Le sac contenait des cartes d’identité, un bordereau bancaire, un téléphone, des documents importants, des clés, une somme d’argent et d’autres effets personnels.
Au-delà des pertes matérielles, l’incident laisse un traumatisme important pour la jeune étudiante.
Réaction de l’Université
Le porte-parole de l’université, Joseph Banotelo, a réagi à cette situation. Il a également souligné que certaines victimes hésitent à porter plainte. « Souvent, ils hésitent à porter plainte par peur. Nous encourageons toutes les victimes à signaler ces incidents aux autorités compétentes pour que les auteurs soient identifiés et poursuivis. »
Il précise que les cours du soir se déroulent de 16h00 à 19h00 et que l’étudiante avait quitté l’université à 18h. « Nous avons des gardiens partout dans notre concession pour assurer la sécurité. Le jour de l’accident, l’étudiante avait été libérée à 18h et rentrait chez elle à moto. »
Joseph Banotelo affirme que l’institution travaille avec les autorités. « Nous collaborons étroitement avec les autorités pour identifier les auteurs et éviter que cela ne se reproduise. »
Appel à la vigilance
Le porte-parole a également attiré l’attention sur la question de la vitesse excessive des motos en ville. « Nous demandons aux autorités compétentes de prendre des mesures« , a-t-il insisté. « Il faut lutter contre la vitesse excessive des motos. Cette vitesse expose la vie des passagers et des autres usagers de la route. »
La communauté estudiantine appelle toute personne disposant d’informations sur les auteurs ou susceptible d’être approchée pour l’achat d’objets suspects à en informer les autorités compétentes.
L’Université Shalom de Bunia réaffirme son engagement à renforcer la vigilance afin d’améliorer la sécurité aux abords de son campus.
Grâce Kasemire

