La ville de Bunia s’apprête à accueillir, du 30 septembre au 5 octobre 2025, un séminaire biblique d’envergure placé sous le thème : « L’importance, la nécessité et le rôle de l’autel dans la vie d’un enfant de Dieu ». L’événement se tiendra à l’Église de la Nouvelle Alliance avec Dieu (ENAD), située à Sous-région, non loin de l’hôtel de la Province.
Chaque jour, du mardi au samedi, les enseignements se dérouleront de 15h à 17h30. La clôture, prévue le dimanche, interviendra de 14h à 17h.
Un temps de retour et de renouveau spirituel
L’orateur principal de ce séminaire est Joseph Kalonji, prédicateur et également artiste musicien gospel. De retour à Bunia après une longue absence, il a tenu à marquer ce rendez-vous spirituel par une dimension particulière : « L’autel fait partie intégrante de la foi chrétienne. C’est un lieu de rencontre entre Dieu et l’homme, un espace où l’on dépose sa vie, ses fardeaux, mais aussi ses victoires devant le Seigneur », a-t-il expliqué.
Au-delà des enseignements, Kalonji a promis de partager aussi son ministère musical avec les fidèles, offrant ainsi des moments de louange et d’adoration qui viendront accompagner la parole.
Un thème en résonance avec le contexte de l’Ituri
Dans une province meurtrie depuis plusieurs années par l’insécurité, les violences armées et les tensions communautaires, la question de l’autel résonne de manière particulière. Pour Kalonji, l’autel est bien plus qu’un simple symbole religieux : il peut devenir une arme spirituelle pour la paix. Dans une région comme l’Ituri, marquée par les blessures et les divisions, il peut devenir un point de départ pour la réconciliation et la guérison.
Le séminaire cible l’ensemble de la communauté chrétienne, sans distinction de dénomination. Les organisateurs estiment que la foi ne doit pas se limiter à un cadre confessionnel, mais qu’elle doit toucher l’ensemble du corps du Christ.
« Nous visons la gloire de Dieu et la transformation de la vie des enfants de Dieu », insiste l’orateur.
Au-delà d’un simple programme spirituel, cette rencontre se veut un moment de ressourcement collectif, dans une Ituri en quête de paix et d’espérance.
Verite Johnson

