Jeudi 22 mai 2025, à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, des femmes ont été mises à l’honneur lors d’une réunion cruciale organisée par le P-DDRCS, restituant une formation de l’Institut Canadien de résolution de conflits sur la gestion des conflits communautaires ,à travers une approche » tierce partie neutre, tenue à Entebbe du 23 avril au 03 mai 2025.
Cette rencontre visait à renforcer les capacités de 20 participantes issues de différents groupes communautaires et d’ONGs, en gestion des conflits communautaires, en se concentrant sur le rôle essentiel de la « tierce partie neutre » dans la construction de la paix locale.
« Être une tierce partie neutre ne se résume pas à rester neutre et impartial. Cela exige des techniques précises : écoute active, analyse des intérêts cachés et désamorçage des émotions explosives », a expliqué Madame Marthe, la restitutrice.
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Les modules ont combiné théorie et études de cas inspirés des conflits fonciers et ethniques récurrents dans la région de l’Ituri. Interrogée sur le déroulement de la restitution, Fanny Ukety, directrice du CEMADEF, a précisé : « Nous avons revisité des concepts clés, comme le principe des « baobabs », qui symbolise la nécessité de se connaître soi-même avant de comprendre autrui. Sans cette base, le jugement devient biaisé ». Également, selon cette dernièrement, « la paix naît de petites actions disciplinaires. Si nous intégrons ces principes : écoute active, neutralité, connaissance en soi. »

L’approche enseignée repose sur trois piliers essentiels :
1. Neutralité active : Comprendre sans juger, grâce à des grilles d’analyse des conflits.
2. Communication non violente : Reformuler les positions antagonistes pour désamorcer l’agressivité.
3. Solutions gagnant-gagnant : Proposer des compromis ancrés dans les réalités socio-économiques locales.
Une participante a témoigné de l’impact de la formation, déclarant : « Grâce à cette formation, je comprends enfin comment une équipe de construction de la paix devrait travailler. J’ai maintenant un aperçu du fonctionnement de la MONUSCO et nous devrions cesser d’agir mal à leur égard, car ils sont une équipe de médiation, c’est-à-dire une tierce partie neutre. »
A travers cette séance de restitution, les participants se sont appropriés des concepts qui leur permettront de contribuer à la prévention, gestion et résolution de conflits, ainsi qu’à la facilitation de dialogue dialogues, en Ituri.
Grâce Kasemire

