Depuis le déploiement de la nouvelle unité Tigre des FARDC à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, les contrôles sécuritaires se sont intensifiés sur plusieurs artères de la ville. Si ces opérations ont contribué à réduire sensiblement la criminalité urbaine, elles entraînent désormais des perturbations majeures de la circulation, particulièrement en soirée.
Initialement, les militaires procédaient à une vérification systématique des pièces d’identité auprès de tous les passagers à bord des engins roulants. Avec la baisse progressive des actes criminels, cette rigueur s’était quelque peu relâchée, limitant les contrôles aux seuls conducteurs de véhicules. Toutefois, la mise en place de points de vérification sur l’axe Yambi Yaya, en direction du poste de la police des frontières, continue de provoquer d’importants embouteillages entre le rond-point Zéro et l’hôpital Salama.
Selon plusieurs usagers, le sous-effectif des militaires affectés à ces contrôles serait à l’origine de ces bouchons récurrents observés dès 18 h 30. Piétons, motocyclistes, chauffeurs de taxis et véhicules de transport en commun se retrouvent régulièrement immobilisés sur ce tronçon très fréquenté.
Un conducteur de moto-taxi interrogé propose une réorganisation du dispositif :
« Il serait mieux que les militaires n’occupent qu’un seul côté de la chaussée et qu’il y ait une distance d’au moins 100 mètres entre deux équipes pour faciliter la circulation. Avec la situation actuelle, il devient difficile de déposer rapidement un client, et cela nous affecte économiquement », explique-t-il à buniaactualite.cd.
Un autre usager pointe, lui, la responsabilité de certains véhicules lourds
« Ce sont les gros véhicules qui bloquent le passage en attendant leur tour. Ils devraient être contrôlés à des heures spécifiques pour que la route reste fluide pour les autres », estime-t-il.
En dépit des plaintes, les contrôles restent en vigueur chaque soir, suscitant à la fois inquiétudes et frustrations au sein de la population. Outre l’unité Tigre, parfois des éléments de la police du groupe mobile d’intervention ou encore des Police Militaire sont visibles pour ce « contrôle » salué par des habitants.
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