Face à la montée des inquiétudes sécuritaires dans la ville de Bunia, le maire Bosco Mbui Kola a lancé un appel solennel à la population pour une collaboration étroite avec les forces armées engagées dans les patrouilles nocturnes.
Prenant la parole lors d’un meeting populaire tenu au Stade Amani, ce vendredi 26 septembre, le commissaire supérieur principal a exhorté les habitants à éviter les incompréhensions et les comportements d’« anti-valeurs » face aux opérations de contrôle d’identité et de véhicules menées par une nouvelle unité du bataillon Tigre des Forces armées de la RDC (FARDC).
Ces opérations visent à protéger la population, a-t-il fait savoir. L’autorité urbaine a insisté sur la nécessité de garder un climat de confiance entre les civils et les militaires, alors que des éléments des FARDC intensifient leurs patrouilles dans les quartiers sensibles de la ville.
Renforcement sécuritaire dans un contexte tendu
Le déploiement du bataillon Tigre, unité d’élite des FARDC, intervient dans un contexte marqué par une résurgence récente de l’insécurité urbaine à Bunia, capitale de l’Ituri. La ville fait parfois face à des actes de banditisme nocturne et subit les effets indirects de la présence de groupes armés actifs dans les territoires environnants.
Les autorités locales veulent ainsi prévenir toute infiltration, désamorcer les menaces internes, et assurer une meilleure maîtrise du terrain, notamment à la tombée de la nuit, moment où les incidents sont souvent enregistrés.
Dans son adresse, le maire Bosco Mbuy a également mis en garde contre toute tentative de manipulation ou de provocation, aussi bien du côté de certains habitants que dans les rangs des agents de l’ordre.
Il a promis un suivi régulier des opérations, tout en annonçant que d’autres mesures pourraient être prises si la situation l’exige.
Le bataillon Tigre a récemment clôturé une formation à Bunia pour des patrouilles tactiques avec notamment des motos.
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