La rentrée scolaire 2025-2026 débute officiellement ce lundi 1ᵉʳ août 2025 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo Mais dans la ville de Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, des parents se disent inquiets.
A buniaactualite.cd, la plupart de ces parents se plaignent de la crise monétaire, de la variation du prix des ustensiles scolaires ainsi que de l’insécurité dans les territoires voisins qui affectent négativement le bon déroulement des activités.
Une femme, vendeuse ambulante d’arachides, dit être dans une situation très difficile, qu’avec ses maigres revenus, seule, elle doit s’occuper de la rentrée scolaire de ses 4 enfants.
« La vie est devenue très difficile pour moi et mes 4 enfants, qui doivent retourner à l’école. Cela exige le cahier, les uniformes, leurs nourritures quotidiennes… tout cela demande vraiment de l’argent, et c’est devenu une lourde charge pour moi.«
Sous le micro-trottoir de Buniaactualite, une autre femme en provenance de Lopa se dit préoccupée de la situation sécuritaire qui se vit dans sa contrée, et elle s’interroge si réellement les enfants regagneront le chemin de l’école sous ce climat de haute tension.
« Chez nous à Lopa, les difficultés deviennent de plus en plus grandes, et nous ne savons pas si les enfants vont réellement étudier. Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore la paix. »
Laveuse de rejets de son origine, elle se retrouve en ville de Bunia, en train de vendre les fruits, une vie à laquelle elle n’est pas habituée, ce qui ne lui permet pas d’organiser une bonne rentrée scolaire pour ses enfants, comme elle en a l’habitude.
« Par ici, nous souffrons vraiment. La vie que nous menons n’est pas ce qu’on fait d’habitude. Nous, nous faisons le travail de la terre, nous lavons la terre et nous en bénéficions. Ce qui nous permettait d’acheter aux enfants les chaussures, les uniformes », a-t-elle précisé.
S.O.S lancé
Ces parents appellent ainsi le gouvernement à voir leurs situations et à prendre des dispositions pratiques pour que les choses reviennent à la normale.
« Le gouvernement doit faire l’effort pour que chacun retourne chez soi, afin que nos enfants aussi trouvent cette opportunité d’étudier« , a conclu une autre femme, parent se trouvant dans le détresse.
Dorcas Faya

