La hausse des prix du pétrole sur les marchés internationaux commence déjà à se faire sentir dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo. À Bunia, les automobilistes et conducteurs de taxi font face depuis deux jours à une augmentation brutale du prix du carburant.
Ce samedi 7 mars 2026, le litre d’essence se négocie désormais entre 5 000 et 7 000 francs congolais, alors qu’il se vendait encore autour de 3 500 francs il y a peu dans plusieurs stations de la ville.
Pour de nombreux conducteurs, la hausse est difficile à supporter, mais elle laisse peu de marge de manœuvre. « On n’a pas le choix que d’acheter », confie un taximan rencontré à Bunia.
Devant certaines stations-service, l’affluence est visible. Plusieurs conducteurs se pressent pour faire le plein. Dans la matinée pourtant, le litre était encore vendu autour de 4 500 francs congolais dans une station essence. Raison d’un grand nombre devant cette station. Une différence qui pousse certains à acheter rapidement, de peur de nouvelles augmentations dans les heures ou les jours à venir.
Certains ont préféré anticiper. « Non, j’en ai encore. J’ai profité d’acheter suffisamment d’essence avant la hausse du prix », explique un autre taximan.
Cette situation locale intervient dans un contexte international tendu. Les inquiétudes liées à d’éventuelles perturbations des exportations pétrolières via le détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, ont contribué à faire grimper les prix du baril sur les marchés internationaux, selon plusieurs analyses du secteur énergétique.
À Bunia, les conséquences se font déjà ressentir dans la vie quotidienne. Le prix des courses en taxi a commencé à augmenter, les conducteurs expliquant qu’ils n’ont pas d’autre choix que d’ajuster leurs tarifs pour compenser le coût du carburant.
Dans la capitale provinciale de l’Ituri, beaucoup redoutent désormais que cette hausse ne se répercute progressivement sur d’autres produits et services dans les prochains jours.
Rédaction

