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    Rappeler à la femme et à la jeune fille africaines leur valeur, les encourager à préserver leurs acquis et à revendiquer les droits qui leur sont reconnus. Tel était l’objectif d’une journée d’échanges et de réflexion organisée par l’Association des Femmes Juristes du Congo (AFJC), à l’occasion de la Journée internationale de la Femme africaine.

    Célébrée le 1er août 2026, cette activité a réuni, à l’Université Shalom de Bunia, des étudiantes issues de plusieurs établissements d’enseignement supérieur de la ville.

    S’exprimant devant la presse, Maître Masika Kapona Espérance, avocate au barreau de la Tshopo et coordonnatrice nationale de l’Association des Femmes Juristes du Congo, est revenue sur la mission de son organisation à travers cette initiative.

    «… Vu que nous sommes une organisation féminine et que nous œuvrons dans la protection et dans la défense de droits des femmes, nous avons l’obligation de former les femmes sur certaines journées concernant la femme, aujourd’hui on a formé les étudiantes de différentes institutions de la ville de Bunia sur la femme africaine« , a-t-elle déclaré.

    Selon elle, le message essentiel de cette rencontre était de rappeler aux femmes et aux jeunes filles africaines qu’elles possèdent des valeurs à préserver, des droits à réclamer et à défendre, mais également des devoirs et des responsabilités à assumer au sein de la société.

    Au cours des différents panels, les intervenants ont relevé les progrès réalisés par la femme africaine sur la voie de son émancipation.

    « Jadis, la jeune fille Congolaise était toujours à la cuisine, elle ne pouvait pas parler là où il a des hommes, ne pouvait pas évoluer dans les études… Mais aujourd’hui, la majorité des jeunes filles a accepté l’émancipation et aujourd’hui, peut occuper le même rang que les hommes »

    Les échanges ont ainsi permis aux participantes de mieux comprendre leur rôle et leur mission dans une société où, autrefois, les postes de responsabilité étaient majoritairement occupés par les hommes.

    Instituée à la suite de la conférence des femmes africaines tenue le 31 juillet 1962, au cours de laquelle des femmes venues de plusieurs pays du continent avaient décidé d’unir leurs forces au-delà des frontières, la Journée internationale de la Femme africaine demeure un symbole fort de solidarité et de lutte pour les droits des femmes.

    Aujourd’hui encore, cet héritage continue de produire ses effets. De plus en plus de femmes occupent des postes de responsabilité, s’illustrent dans les domaines académique, politique, économique et social, et contribuent à faire tomber les barrières qui limitaient autrefois leur participation au développement de leurs communautés.

     

    Dorcas Faya

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