L’ONG Journaliste en danger (JED) exige la restitution immédiate du téléphone du journaliste Moïse Ulang’u, ravi par un militaire des FARDC, membre de l’unité Tigre, dans la soirée du jeudi 4 décembre 2025.
Selon Freddy Upar, point focal de JED en Ituri, cet acte d’extorsion s’est produit alors que le journaliste regagnait son domicile à pied, après avoir présenté l’édition vespérale du journal parlé sur Radio Candip.
« L’un des militaires l’a obligé à déverrouiller son téléphone. Après avoir fouillé l’appareil, ils sont tombés sur des images de minerais et l’ont aussitôt accusé d’être un exploitant minier », a-t-il précisé.
Il ajoute que les militaires ont également vu un message M-pesa, contenant un transfert d’argent destiné aux frais académiques, ce qui aurait suscité la convoitise de l’un d’eux.
« Malgré les explications fournies, le militaire a quitté les lieux avec le téléphone, ignorant les appels à la raison de ses pairs », poursuit-il.
D’après la déclaration de JED, le militaire mis en cause serait basé au poste de Takata, sous le commandement de Nestor, sur l’axe Simbilyabo–Takata.
L’organisation craint que ce type de comportement n’instaure un climat de méfiance entre les journalistes et les forces de défense.
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