Le bureau de la mairie de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri sous état de siège, a été la cible d’un cambriolage dans la nuit du mardi au mercredi 28 janvier 2026, selon des sources officielles et sécuritaires.
Des individus armés non identifiés ont forcé le coffre-fort et emporté une somme estimée à plus de cinq millions de francs congolais, soit plus de 2 mille dollars américains.
Les malfrats ont agi sans provoquer de dégâts matériels visibles. Le coffre-fort a été forcé sans casse apparente, laissant penser à une opération minutieusement préparée.
« Ils ont opéré en toute tranquillité, sans être inquiétés », a indiqué une source proche de la mairie. Les malfaiteurs ont quitté les lieux avec l’argent sans alerter les dispositifs de sécurité environnants.
À ce stade, aucun suspect n’a été arrêté. Les services de sécurité ont annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs du cambriolage et de déterminer les circonstances exactes de l’incident.
Ce cambriolage intervient dans un contexte sécuritaire déjà préoccupant à Bunia. Le fait que la mairie, institution étatique située dans une zone fortement surveillée et entourée de plusieurs éléments de la police, ait été visée, relance les inquiétudes sur l’efficacité des dispositifs de sécurité en place.
« Lorsque même les services censés garantir l’ordre deviennent victimes de l’insécurité, cela pose un sérieux problème », s’inquiète un habitant.
La ville de Bunia fait face depuis plusieurs mois à une recrudescence des actes criminels, malgré la présence des forces de sécurité. Ce nouvel incident pourrait raviver les débats sur la gouvernance sécuritaire et la protection des institutions publiques en Ituri.
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Par ailleurs, des efforts sécuritaires sont aussi enregistrés. Ces derniers jours, plusieurs présumés criminels ont été arrêtés et présentés au gouvernorat de province de l’Ituri. Parmi ces suspects, des présumés auteurs du meurtre du journaliste Thierry Lole. Malgré ces arrestations, des cas de la criminalité urbaine continuent à s’enregistrer.
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