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    Les violons ne s’accordent plus ces derniers jours entre des jeunes et « des autochtones » à Ngoy, nouvelle agglomération se trouvant après le quartier Ndibakodu en ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Ils se disputent l’appartenance d’un terrain de football au niveau local. 

    Le stade querellé servait de lieu d’activités sportives pour des jeunes. Des autochtones « qui affirment avoir gagné le procès contre la Radio Canal Révélation Bunia à qui appartenait jadis la concession », veulent désormais s’en servir autrement.

    Après le procès, explique Boniface Byaruhanga, président des jeunes de Ngoy, les nouveaux propriétaires qui se réclament « autochtones » avaient offert le terrain à la jeunesse en guise de remerciement pour son implication pendant le dossier à la justice.

    « À l’époque de Richard Pituwa (Directeur de la Radio Canal Révélation : ndlr), il y avait un terrain de basket, de football. Après le procès, ils ont donné le Stade dans cette concession aux jeunes », a-t-il rappelé.

    Un document manuscrit signé en novembre 2022 par Dhelo Shakpa, à l’époque chef de bureau, renseigne que cette parcelle (le terrain) a été cadastrée depuis mai 2021 au nom de la jeunesse de Ndibe/Ngoy et est « bien renseignée » au registre de la section urbaine de cadastre de Bunia.

    Jeudi et vendredi 19 juillet 2024 ont connu une tension dans cette partie de la ville de Bunia. Au premier jour, les jeunes ont enlevé nuitamment les bornes placées par celui qui se réclame propriétaire de l’espace. La parcelle était bornée selon des sources locales en présence de la police la veille.

    Le bureau du quartier vandalisé !

    « On n’a pas pu contenir la foule », regrette Byaruhanga. Ces jeunes soupçonnent le chef de quartier d’être impliqué dans cette affaire en faveur des « autochtones ». Épris de colère, ceux-ci ont vandalisé vendredi 19 juillet le bureau de quartier. Des documents, cachet, imprimante, batteries ont été emportés par les manifestants, outre les portes principales et de la chambre cassées.

    « Je ne suis pas impliqué. Ils sont en colère parce qu’ils ont perdu en justice »,  réplique le chef du quartier.

    Des propos qui ne rencontrent pas l’assentiment du président des jeunes qui estiment qu’ils « n’ont jamais été confrontés au propriétaire à la justice ».

    L’implication des autorités compétentes dans le dossier pour statuer et établir la vérité est une nécessité, dans une ville où déjà de nombreux cas similaires sont documentés ces dernières années et où de plus en plus d’espace pour des activités récréatives sont quasi inexistants.

    Rédaction

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