L’information peut sauver des vies. Elle peut aussi protéger les personnes les plus vulnérables contre des pratiques inacceptables. C’est dans cet esprit que SOFEPADI, en partenariat avec l’UNICEF, a organisé ce 10 juillet 2026, à l’hôtel Gold Star de Bunia, un briefing à l’intention de 20 journalistes.
« Les journalistes sont en contact permanent avec les communautés. Vous êtes nos meilleurs relais pour toucher chaque foyer », a déclaré Dieumerci, chef de projet à SOFEPADI, devant les professionnels des médias réunis pour l’occasion. Il a expliqué que ce choix se justifie par le rôle essentiel que jouent les journalistes dans la diffusion des messages de sensibilisation auprès des populations.
La rencontre était consacrée au renforcement des capacités des journalistes sur la Prévention et le Contrôle des Épidémies (PCE), dans le cadre de la riposte contre la maladie à virus Ebola. Les échanges ont toutefois rapidement dépassé le seul volet sanitaire pour aborder une autre question majeure : la protection des bénéficiaires contre l’exploitation et les abus sexuels (PSEA).
Le constat reste préoccupant. Lors des précédentes épidémies dans la région, certaines personnes ont profité de leur position pour exiger des faveurs sexuelles en échange de biens, d’un emploi ou d’une assistance. Une pratique que SOFEPADI entend combattre avec fermeté.
« L’aide est gratuite. Personne ne doit payer pour recevoir ce qui lui revient de droit », a martelé Dieumerci. « Si quelqu’un vous demande une faveur sexuelle en échange d’un sac de riz ou d’une promesse d’emploi, ne vous taisez pas. Alertez immédiatement les autorités en composant le 495555 ou le 151, des numéros gratuits, accessibles même sans crédit téléphonique. »
Un message fort qui a retenu l’attention des participants. Les journalistes, venus des radios, des télévisions et des médias en ligne, repartent désormais mieux outillés pour sensibiliser leurs auditeurs, téléspectateurs et lecteurs, à la fois sur la prévention contre Ebola et sur la dénonciation des cas d’exploitation et d’abus sexuels.
« Nous avons la ferme conviction que ces messages ne resteront pas dans cette salle. Ils seront relayés jusqu’au dernier bénéficiaire, dans les coins les plus reculés de la province », a conclu le chef de projet, saluant la présence des experts du pilier PCE venus du niveau national pour accompagner cette initiative.
Grâce Kasemire

