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    Le Conseil local de la jeunesse de Mangina appelle les jeunes qui souhaitent servir avec une arme à privilégier les voies légales de recrutement au sein des forces de défense et de sécurité plutôt que de chercher à se procurer illégalement des armes ou des munitions.

    Cet appel a été lancé par Riguene Makamba Dutsuma, président du Conseil local de la jeunesse de Mangina, commune située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de la ville de Beni, sur la RN44, dans la province du Nord-Kivu.

    Pour ce responsable de la jeunesse, les jeunes désireux de servir sous le drapeau devraient se tourner vers les mécanismes officiels de recrutement, notamment au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), de la Police nationale congolaise (PNC) ou, selon les dispositifs et conditions prévus par la législation, de la Réserve armée de la défense (RAD).

    « C’est aberrant de voir des jeunes s’attaquer aux forces de l’ordre et de défense à la recherche de munitions ou d’armes. Les jeunes doivent plutôt choisir une voie légale pour servir sous le drapeau national », a déclaré Riguene Makamba Dutsuma.

    Un appel après l’attaque contre le commissariat de Mangina

    Cette prise de position intervient quelques semaines après une attaque contre les installations de la Police nationale congolaise à Mangina.

    Au cours du mois d’août 2026, le commissariat local avait été pris pour cible par des individus armés dont l’identité n’avait pas été établie.

    Selon les informations communiquées après l’incident, un policier avait été tué et son arme emportée par les assaillants.

    Cette attaque avait suscité des condamnations de la part des autorités communales, de la société civile et du Conseil local de la jeunesse.

    Riguene Makamba Dutsuma estime que les jeunes ne devraient en aucun cas chercher à accéder aux armes par la violence, mais plutôt s’orienter vers les institutions légalement habilitées à assurer la défense et la sécurité du pays.

    Son message intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans la région de Beni, où la question de l’implication des jeunes dans la sécurité et leur exposition aux groupes armés demeure une préoccupation pour plusieurs acteurs locaux.

     

    Yves Romaric Baraka

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