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    À Beni, dans la province du Nord-Kivu, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a lancé, mercredi 26 décembre, les travaux de construction d’une adduction d’eau potable au quartier Sayo, situé au nord-ouest de la ville. 

    Cette initiative vise à améliorer l’accès à l’eau potable et à lutter contre la recrudescence des maladies hydriques dans cette zone agricole. Le projet, mis en œuvre par les Casques bleus malawites de la MONUSCO, répond à une préoccupation majeure des habitants de Sayo.

    Dans ce quartier, les femmes et les jeunes filles parcourent quotidiennement plus de trois kilomètres pour s’approvisionner en eau de ruissellement, impropre à la consommation. Une situation qui les expose à des risques sanitaires, mais aussi à l’insécurité.

    Pour les habitants, la construction de cette adduction d’eau constitue un soulagement. Un résident du quartier souligne l’ampleur du problème :

    « La population a de grandes difficultés pour accéder à l’eau potable. Les maladies hydriques se sont intensifiées dans cette communauté composée en majorité de retournés et de victimes de la crise sécuritaire. La réponse de la MONUSCO est donc salutaire et bénéfique pour la population. »

    « L’eau, c’est la vie »

    Le chef du sous-bureau de la MONUSCO à Beni, Abdourahmane Ganda, a insisté sur la portée humaine de ce projet. « Nous nous sommes empressés d’offrir ce cadeau de Noël à la population, parce qu’il n’y a rien de plus précieux pour un être humain que l’eau. L’eau, c’est la vie. Ce projet renforce aussi notre amitié avec la population de Sayo », a-t-il déclaré.

    Un outil de paix et de cohésion sociale

    Présent à la cérémonie, le commissaire supérieur Donat Atwena, représentant du maire de Beni, a salué l’initiative de la MONUSCO. Selon lui, ce projet s’inscrit dans les efforts de stabilisation et de relèvement communautaire de la ville.

    « Ce forage d’adduction d’eau potable n’est pas seulement une infrastructure. Il est un moyen de prévention des maladies hydriques, un facteur de cohésion sociale et un levier de paix, car il contribue à réduire les conflits liés à la rareté de l’eau », a-t-il affirmé.

    Plus de 4 000 bénéficiaires attendus

    D’un coût estimé à 48 402 dollars américains, le projet bénéficiera à plus de 4 000 personnes, dont près de 70 % de femmes et d’enfants vulnérables. Il vise notamment à réduire les maladies hydriques, alléger la charge liée à la collecte d’eau, améliorer la scolarisation des filles, soutenir les activités agricoles et génératrices de revenus, ainsi que renforcer la sécurité des femmes.

    Les travaux, prévus pour une durée de trois mois, constituent une étape importante dans l’amélioration des conditions de vie des populations de Sayo et dans la promotion du développement communautaire durable à Beni.

    Avec PIO Monusco

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