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    Dans le village de B’asa, situé dans le groupement Lona Lozikpa, en chefferie de Bahema Badjere (territoire de Djugu, Ituri), la situation humanitaire reste extrêmement préoccupante.

    Après l’attaque menée par la milice CRP contre le régiment des FARDC basé à Pimbo, le mardi 28 avril 2026 au matin, plusieurs dégâts collatéraux ont été enregistrés dans les localités voisines, notamment à Walendu Djatsi, Mambisa et dans la chefferie de Bahema Badjere, y compris à B’asa et Djadju.

    Sur place, des corps de civils en état de décomposition avancée sont encore visibles, abandonnés le long de la RN27 et dans certaines habitations incendiées, rendant leur enterrement difficile. Des enfants, dont certains ont moins de 10 ans, sont actuellement pris en charge par des proches qui manquent eux-mêmes de moyens.

    Les populations déplacées, récemment retournées dans leurs villages, vivent dans des conditions précaires, sans nourriture ni abri, contraintes de passer la nuit à la belle étoile, comme l’a confié un habitant, les larmes aux yeux.

    Des blessés graves

    Au-delà des pertes humaines, plusieurs civils ont été touchés par des balles perdues, parmi eux des enfants de moins de 59 mois, confrontés à un accès très limité aux soins médicaux. Si les casques bleus de la MONUSCO ont pu administrer des premiers soins, certains blessés nécessitent encore une évacuation urgente.

    Un habitant a déclaré : « Sans l’intervention de la MONUSCO, nous aurions déjà enregistré plusieurs morts parmi les blessés touchés par balles. »

    Face à cette situation critique, Justin Gudza Kiza, chef du secteur de Walendu Djatsi, appelle la MONUSCO à installer un camp militaire à B’asa afin d’assurer la protection des civils. Une demande qui, pour l’instant, reste sans suite.

    Notons que le village de B’asa, situé dans la chefferie de Bahema Badjere, partage sa limite avec le secteur de Walendu Djatsi.

    Jonathan Bavonga à B’asa

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