L’écrivain congolais Jacob Shukuru a lancé depuis le 9 septembre 2025 son tout premier ouvrage, « L’espoir, notre dernier refuge ». Une œuvre littéraire et poétique, profondément ancrée dans l’expérience humaine. À travers ce texte, l’auteur rend hommage à cette force silencieuse qui pousse l’homme à se relever malgré les épreuves, affirmant que, même dans la douleur, l’espoir demeure un refuge vital.
Dans un entretien exclusif accordé à buniaactualite.cd, Jacob Shukuru précise que son œuvre n’est ni « un manifeste ni un témoignage politique », mais bien une méditation humaine. Un livre de 43 pages, qu’il adresse en priorité aux jeunes, porteurs d’avenir dans un contexte difficile.
Bunia Actualité (BA) : qu’est-ce qui vous a inspiré à écrire ce livre ?
Jacob Shukuru (JS) : ce livre est né d’une observation autour de moi, beaucoup de personnes vivent dans la souffrance, mais continuent malgré tout à avancer. J’ai voulu écrire pour rendre hommage à cette force silencieuse, à cette capacité qu’a l’être humain à se relever, même quand tout semble perdu.
BA : Pourquoi avoir choisi l’espoir comme thème principal ? Et que représente-t-il pour vous ?
JS : L’espoir est, à mes yeux, ce qui reste quand tout s’effondre. C’est une flamme très fragile mais essentielle, qui nous empêche de sombrer. Dans notre société marquée par tant de défis, guerres, pauvreté, injustices. Je crois que l’espoir est une nécessité vitale. C’est ce qui nous permet de croire encore à demain.
BA : Quel message principal souhaitez-vous que le lecteur retienne en refermant ce livre ?
JS : Je voudrais que le lecteur comprenne qu’aussi sombres que soient les temps, rien n’est jamais définitivement perdu. L’espoir n’est pas une fuite, mais une résistance. C’est un acte de foi en la vie, en l’humain, en la possibilité de renaître.
BA : à qui s’adresse votre livre ? Un public particulier ?
JS : Mon livre s’adresse à tous, mais surtout aux jeunes. Ce sont eux qui portent l’avenir du pays, souvent au milieu d’une réalité difficile. Je veux leur dire qu’ils ont en eux la force de changer les choses, de rêver autrement et d’espérer encore.
BA : Y-a-t-il un lien entre votre livre et le contexte social, politique, humanitaire, économique actuel au pays, principalement dans ta province ( l’Ituri ) ?
JS : Oui, il existe bien un lien, mais il n’est pas direct ni revendicatif. Mon livre ne parle pas du contexte politique de mon pays, ou particulièrement de ma province l’Ituri, de façon frontale, mais ce contexte en forme naturellement la toile de fond. C’est dans cette réalité marquée par la souffrance, la précarité et la quête de sens qu’est née ma réflexion sur l’espoir, la résilience et la force intérieure.
Je n’ai pas voulu écrire un manifeste ni un témoignage politique, mais plutôt une méditation humaine, inspirée par les épreuves vécues dans cette région.
À travers l’observation de la nature et la foi en l’homme, j’ai voulu montrer que, même au cœur du désespoir, il existe toujours une source de lumière.
BA : comment décririez-vous votre œuvre ?
JS : Je dirais que mon style est poétique. J’écris avec des émotions, mais toujours avec le désir de dire quelque chose de vrai, de sincère.
BA : Avez-vous rencontré des défis particuliers lors de son écriture et éventuellement sa production ?
JS : Oui, surtout émotionnels. Écrire sur la souffrance et la résilience demande une grande honnêteté envers soi-même. Il m’a parfois fallu revivre certaines douleurs ou affronter des souvenirs difficiles.
BA : selon vous, quel est le rôle d’un écrivain dans une société comme la nôtre ?
JS : éveiller les consciences sans accuser, éclairer sans prétendre détenir la vérité.
Dans une société souvent marquée par la douleur, l’injustice ou la perte de repères, l’écrivain est une voix de mémoire. Il rappelle que, même dans la confusion, la dignité humaine, la compassion et la vérité intérieure méritent d’être défendues.
Son rôle n’est pas uniquement de décrire ce qui va mal, mais aussi de faire entrevoir ce qui peut renaître.
En somme, l’écrivain écrit pour que la flamme de la conscience ne s’éteigne jamais.
En guise de souhait, Jacob Shukuru espère que « L’espoir, notre dernier refuge » soit accueilli avec le cœur :
« Que chacun y trouve un mot, une phrase, un souffle qui lui parle personnellement. J’aimerais que ce livre accompagne les lecteurs, qu’il soit pour eux une main tendue dans les moments d’incertitude », a-t-il confié.
L’ouvrage est actuellement disponible à l’achat sur plusieurs plateformes internationales : Amazon, Bol.com, Waterstones, Foyles, Barnes & Noble, Bookshop.org, Magers & Quinn, Saxo, ou encore chasse-aux-livres.fr.
Afoyogira Uyergiu


