La détérioration de la situation sécuritaire à Nyakunde, dans le territoire d’Irumu (Ituri), commence à affecter directement la riposte contre la maladie à virus Ebola. Plusieurs organisations humanitaires engagées dans la lutte contre l’épidémie ont entrepris d’évacuer leurs équipes de cette localité, au lendemain de l’attaque contre un centre de traitement Ebola (CTE) et d’affrontements armés survenus dans la zone.
Selon plusieurs sources locales, cette décision intervient après une nuit de violences ayant entraîné une vive psychose parmi les habitants et les intervenants humanitaires.
Les incidents ont éclaté mercredi à la suite de tensions autour de l’Hôpital de Nyakunde, avant de dégénérer en affrontements armés. Des installations sanitaires, dont un centre de traitement Ebola, ont été prises pour cible, perturbant les activités de prise en charge et accentuant les inquiétudes quant à la poursuite des opérations de riposte.
D’après des informations recueillies sur place, plusieurs organisations ont commencé à retirer une partie de leur personnel, estimant que les conditions de sécurité ne permettaient plus de poursuivre normalement leurs interventions.
Cette évacuation intervient dans un contexte où l’Ituri demeure l’épicentre de la 17ᵉ épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, avec un nombre important de cas enregistrés et une riposte qui dépend fortement de la présence des équipes médicales et humanitaires sur le terrain.
Le retrait de ces intervenants pourrait compliquer davantage la surveillance épidémiologique, la prise en charge des patients, le suivi des contacts ainsi que les activités de sensibilisation des communautés, alors que les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de renforcer la réponse face à la progression de l’épidémie.
Aucune communication officielle n’a jusque-là précisé l’ampleur de cette évacuation ni indiqué à quel moment les équipes humanitaires pourraient reprendre pleinement leurs activités à Nyakunde.
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