La situation sécuritaire dans le territoire de Djugu en province de l’Ituri demeure critique. Le bilan de l’attaque menée par les miliciens de la coopérative pour le développement du Congo (CODECO) survenue le mardi 26 août 2025, a été revu à la hausse, selon des sources locales.
L’incident a eu lieu dans la chefferie de Ndo-Okebo, à moins de 5 kilomètres de Mabanga. Il soulève de vives inquiétudes au sein de la population.
Selon la société civile locale du groupement Tchele, l’incursion a causé la mort d’au moins 8 civils innocents. En plus des décès tragiques, 6 personnes sont toujours portées disparues et plusieurs maisons ont été réduites en cendres.
Ces chiffres alarmants dressent un tableau sombre de la violence qui continue de sévir dans la région.
Bapu Mugisa Samuel, président de la société civile du groupement Tchele, s’est adressé au commandant des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) basé à Mabanga.
Cet acteur social a instamment demandé aux militaires récemment déployés dans la région de « s’impliquer, pour anéantir la menace de la CODECO dans cette zone ».
Un autre front pacifié par la force conjointe
Toutefois, une note d’espoir a émergé d’une autre partie du territoire. La société civile de la chefferie des Bahema Badjere a salué l’intervention rapide de la force conjointe composée des FARDC, des UPDF (Forces de défense du peuple ougandais) et de la MONUSCO.
Ces forces mutualisées ont réussi à « étouffer une attaque » des miliciens CODECO près d’une colline non loin du centre commercial de Bule le mercredi 27 août. L’action rapide et coordonnée a permis d’éviter un bain de sang et de protéger les civils.
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