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    Le Groupe de dialogue Ti Etsima Asi Anzuni, actif dans la chefferie des Zaki en territoire d’Aru, appelle les habitants de Nyoro et Nyori-Djambara à mettre fin aux violences et se dit disposé à accompagner un processus de dialogue en vue d’une réconciliation entre les deux parties.

    Cet appel est contenu dans un message pour « la paix, la réconciliation et la cohabitation pacifique », signé mercredi 9 septembre 2026 à Ariwara par Fidèle Edhebhua Soojobho, président de cette structure.

    Le Groupe de dialogue dit avoir appris avec consternation la reprise des tensions entre les deux villages du groupement Lolo.

    Les violences récemment enregistrées ont notamment entraîné des incendies d’habitations et de biens, des déplacements de population ainsi que des blessés. Le chef du groupement Lolo avait lui-même été grièvement blessé au cours des incidents, selon les informations précédemment recueillies auprès de sources locales et sécuritaires.

    « La violence n’a jamais résolu un conflit »

    Dans son message, Ti Etsima Asi Anzuni estime que le recours à la violence risque d’entretenir durablement les tensions entre les deux communautés.

    « La violence n’a jamais résolu un conflit, mais en crée plutôt le cycle infernal et pérennise la souffrance et l’animosité », peut-on lire dans le document parvenu à buniaactualite.cd ce mercredi matin.

    La structure considère le dialogue comme la voie à privilégier pour régler les différends et rappelle que les mécanismes judiciaires restent également disponibles lorsque les parties ne parviennent pas à trouver une solution négociée.

    Le Groupe de dialogue insiste par ailleurs sur les liens historiques, familiaux et territoriaux qui unissent les populations de Nyoro et Nyori-Djambara, toutes deux membres du groupement Lolo.

    Il les invite à renoncer aux représailles et à s’engager dans un processus permettant de rétablir progressivement la confiance.

    Les acquis des précédentes initiatives de paix menacés

    Ti Etsima Asi Anzuni rappelle que le groupement Lolo a déjà bénéficié d’initiatives consacrées à la consolidation de la paix et à la cohabitation pacifique après des conflits antérieurs.

    Selon le communiqué, certaines de ces actions ont été mises en œuvre avec l’appui d’International Alert et l’implication du Groupe de dialogue dans la chefferie des Zaki.

    Pour cette structure, les nouvelles violences risquent ainsi de compromettre les efforts de rapprochement précédemment entrepris entre les communautés.

    « Le dialogue a une vieille vertu », souligne le groupe, qui fait notamment référence à la tradition de « l’arbre à palabre » comme mécanisme communautaire de règlement des différends.

    A lire aussi : Aru : après les violences à Lolo 1 et Djambara, le chef des Zaki appelle à la paix

    Au-delà de son appel à l’apaisement, le Groupe de dialogue propose directement son accompagnement aux deux parties.

    « Nous sommes soucieux et bien disposés à vous aider dans cette dure épreuve de la reconstruction de la paix pour tous par un dialogue sincère en vue de mettre définitivement fin au conflit qui vous oppose », indique le message signé par Fidèle Edhebhua Soojobho.

    Cette nouvelle prise de position intervient après l’appel lancé le 7 septembre par le chef de la chefferie des Zaki, Alphonse Etoma Kelea Avo, qui avait également demandé aux habitants de Lolo 1, ou Nyoro, et de Nyori-Djambara de mettre fin aux hostilités.

    L’autorité coutumière avait annoncé la tenue prochaine d’une rencontre de médiation associant notamment les chefs locaux, les notables, les représentants des jeunes, les sages et d’autres forces vives.

    La convergence de ces appels intervient alors que des familles ont fui les deux villages à la suite des violences. L’un des principaux enjeux reste désormais de parvenir à un arrêt durable des hostilités et à un mécanisme de règlement accepté par les différentes parties.

    Rédaction

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