Le procureur de la République près le parquet d’Aru, Jérémie Mikobi Mikobi Kwete, a condamné l’installation d’une pancarte découverte dans la localité de Nyamiliki, groupement Adumi, chefferie des Kakwa, estimant que ce type d’initiative est susceptible de troubler l’ordre public et la quiétude de la population.
Cette réaction fait suite à la découverte, dans la nuit du 7 au 8 juillet 2026, d’une pancarte installée par des personnes non encore identifiées.
Invité de l’émission Table Ronde diffusée le lundi 13 juillet sur Radio Simba Ariwara, le magistrat a rappelé que la nomination ou la révocation des autorités publiques relève exclusivement des institutions compétentes.
« Un comportement qui ne peut être encouragé. Les fonctionnaires de l’État ne sont pas comptés sur base de rumeurs ou de pancartes. Nous avons été nommés par une ordonnance présidentielle. Par parallélisme des formes, il ne revient qu’au Chef de l’État de prendre l’acte contraire », a déclaré Jérémie Mikobi Mikobi Kwete.
Le procureur a également averti que les auteurs de tels actes pourraient être poursuivis si les enquêtes établissent l’existence d’infractions prévues par la loi.
« Quand les faits avancés ne sont pas vrais, cela peut constituer une imputation dommageable, un outrage, une incitation de la population à se soulever contre les autorités ou encore la propagation de faux bruits. L’ordre public dans la société doit être protégé. Je décourage cette manière de faire les choses. Nous avons tous intérêt à nous respecter mutuellement », a-t-il insisté.
Le chef du parquet a réaffirmé la détermination de son office à faire respecter la loi et à engager des poursuites contre toute personne dont les actes seraient de nature à compromettre la paix, la sécurité publique ou le fonctionnement normal des institutions.
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Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions à Aru, où plusieurs responsables locaux ont récemment été interpellés dans le cadre d’enquêtes judiciaires. La découverte de cette nouvelle pancarte continue de susciter de nombreuses réactions au sein de la population.
Les habitants du groupement Adumi ainsi que plusieurs autorités locales ont, pour leur part, rejeté toute implication dans l’installation de cette pancarte et appellent à ce que les auteurs soient identifiés.
Isaac Etsoni Ondoa

