La crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo continue de s’intensifier. Après avoir quitté Bukavu face à l’avancée des rebelles de l’AFC/M23, les autorités provinciales du Sud-Kivu ont de nouveau été contraintes, mardi 10 décembre, d’abandonner la ville d’Uvira, capitale provinciale temporaire de la province.
Le gouvernement provincial se serait replié vers la zone de Fizi-Baraka, d’où a été signé son dernier communiqué officiel.
Depuis la chute progressive de plusieurs positions sécuritaires autour de Bukavu, la capitale provinciale officielle, les autorités du Sud-Kivu avaient déjà été déplacées une première fois.
Leur installation temporaire à Uvira n’aura duré que quelques mois. Face aux nouveaux mouvements armés signalés autour de la ville et à la menace croissante pesant sur les institutions provinciales, les responsables politiques ont quitté Uvira pour rejoindre Fizi-Baraka, une zone jugée momentanément plus sûre.
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C’est depuis cet endroit que le Gouvernement provincial a publié le communiqué n°67, détaillant la situation humanitaire et sécuritaire dans la région.
Le repli à Fizi-Baraka traduit l’ampleur de la pression militaire exercée dans plusieurs centres stratégiques du Sud-Kivu.
Dans cette zone enclavée, les autorités disent continuer à assurer la coordination sécuritaire et humanitaire, tout en appelant à une mobilisation urgente au niveau national et international.
Pendant que l’armée congolaise multiplie les opérations de repli et de regroupement, la situation reste extrêmement volatile dans plusieurs localités du Sud-Kivu.
Le départ des autorités d’Uvira, ville clé du littoral du lac Tanganyika, marque un tournant dans l’évolution du conflit dans l’est du pays.
Le Gouvernement provincial affirme rester opérationnel depuis Fizi-Baraka, tout en demandant une intervention rapide pour protéger les civils et stabiliser la région.
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