Les attaques survenues ce mardi 5 mai 2026 dans la chefferie de Walese Vonkutu, territoire d’Irumu, viennent une fois de plus rappeler la fragilité sécuritaire persistante dans cette zone frontalière entre l’Ituri et le Nord-Kivu.
D’après les faits rapportés par Christophe Munyanderu, activiste des droits humains basé dans la région, les rebelles ADF ont mené deux incursions dans le groupement Bandavilemba, touchant les villages de Mambume et Mambelenga, le long de la RN4 sur l’axe Komanda-Luna.
Le bilan provisoire reste lourd pour les populations civiles : au moins trois morts enregistrés dans les deux localités et des blessés, évacués vers Oïcha pour des soins. Au-delà des pertes humaines, ces attaques ont entraîné un nouveau déplacement de populations, signe d’une insécurité toujours latente.
Face à cette situation, Christophe Munyanderu estime qu’une prise de conscience collective est indispensable pour venir à bout de la menace ADF. Il insiste également sur la nécessité de renforcer les effectifs militaires et de doter les forces engagées de moyens adéquats.
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L’activiste appelle par ailleurs les autorités des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu à harmoniser leurs stratégies sécuritaires. Pour lui, seule une réponse coordonnée entre ces deux espaces fortement touchés permettra de contenir durablement l’activisme de ces groupes armés.
Sur le terrain, un calme relatif est observé, mais la peur reste présente au sein des communautés affectées, encore marquées par ces nouvelles violences. Des informations non encore commencées par des sources officielles dans la zone.
Verite Johnson

