L’artiste musicien rappeur, lauréat du prix Découvertes RFI 2021, se sent en insécurité. À travers une série de tweets sur son compte X, on peut facilement apercevoir ses inquiétudes sur ce qui « se prépare » en coulisses contre sa personne.
Le Mwana Nzambe en a pris une drastique décision, partir, du moins, pas très loin, mais des réseaux sociaux. Pourquoi donc ? Ce sentiment d’insécurité est-il autant dangereux que toutes les menaces qu’il recevait jusqu’alors pour ses diverses prises de position ?
On le sait bien, la réalité congolaise place les artistes, surtout ceux du rap conscient, dans une situation dans laquelle il leur devient littéralement impossible d’exercer librement leurs activités.
Le rappeur Bob Elvis a été kidnappé en 2018, détenu pendant plusieurs jours à l’insu des membres de sa famille. Ses réseaux sociaux ont à plusieurs reprises fait l’objet d’intrusion ou de tentative de blocage. En 2021, sa chanson «Lettre à Ya Tshitshi » a pour un moment été censurée (à cause de sa prise de position). Il a toujours décrié le fait d’être en incapacité de se produire dans des salles à travers le pays.
En 2017, Alesh a dû annuler la sortie du clip de sa chanson O’a motema mabe pour diverses menaces dont il faisait l’objet.
« Si quelque chose m’arrive, ça ne sera pas un suicide. Je suis Chrétien pratiquant. Je ne peux jamais me suicider », a mentionné l’auteur de la chanson Awa oye sur le réseau social X.
Cela a certainement une cause, ne faut-il pas le lier à son métier ? Une chose est vraie, le rappeur indique : « Je suis au courant de ce qui se prépare me concernant […] J’ai décidé de prendre mes distances d’ici. »
Alesh n’est pas à présenter dans la scène musicale congolaise, il est l’auteur des chansons comme Biloko ya boye, Na ndenge ya mabe te, et tout récemment Awa oye. Toutes ces chansons sont teintées d’une « prise de position » qui dénote clairement son côté « rap politique » qu’il assume tout en rassurant ne jamais verser dans « les attaques personnelles ».
Afoyogira Uyergiu

