En visitant le chantier de modernisation de l’aéroport national de Bunia, Pacifique Keta, premier vice-gouverneur de la province de l’Ituri, n’a pas caché sa satisfaction. L’homme politique et entrepreneur voit dans cette infrastructure en construction un tournant pour la ville et plaide pour qu’elle accède au statut d’aéroport international.
Sur place, le constat est celui d’un chantier qui a considérablement évolué. La piste et le tarmac sont achevés depuis un certain temps et accueillent déjà des avions. Les travaux se poursuivent à l’intérieur de l’aérogare, où les aménagements avancent vers leur achèvement. L’ensemble est réalisé par Mont Gabaon SARLU, une entreprise congolaise.
« Bunia est en train de se métamorphoser. C’est impressionnant », a déclaré, ce 20 octobee 2026, Pacifique Keta au micro de Buniaactualite.cd, au terme de sa visite. Il estime que cette infrastructure pourrait figurer parmi les quatre ou cinq meilleurs aéroports de la République démocratique du Congo.
D’une demande au chef de l’État à une infrastructure qui prend forme
Cette visite revêt une signification particulière pour l’ancien gouverneur. Pacifique Keta figure parmi les personnalités qui avaient officiellement sollicité auprès du président Félix Tshisekedi, lors de son premier mandat, la construction d’un aéroport à Bunia, au cours d’un échange avec les différentes couches de la population de l’Ituri.
Six à à sept ans plus tard, le projet a pris une dimension concrète. Le gros des travaux est réalisé et le chantier est désormais marqué par les finitions et les aménagements intérieurs de l’aérogare.
Pour Pacifique Keta, cette évolution représente une grande satisfaction. Il a salué l’engagement du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi dans la réalisation de ce projet, tout en soulignant que le changement est également visible aux abords de l’aéroport.
L’élargissement du tronçon qui mène à l’infrastructure et les travaux d’asphaltage en cours sur les routes environnantes participent, selon lui, à la transformation progressive de Bunia.
« Si ce bijou reste national, ce sera un gâchis »
Au-delà de la modernisation de l’aéroport, Pacifique Keta insiste sur un enjeu qu’il juge déterminant : son ouverture au trafic international.
Ce qui l’a particulièrement marqué au cours de la visite, explique-t-il, c’est la conception modulaire de l’aérogare, qui permettrait d’envisager une extension des activités à l’étage. Mais pour lui, le potentiel de cette infrastructure doit surtout se traduire par une ouverture sur l’extérieur.
Il a ainsi salué les démarches entreprises par le vice-Premier ministre chargé des Transports en faveur de l’internationalisation de l’aéroport, tout en lançant un nouvel appel au président de la République.
« Si ce bijou reste national, ce sera un gâchis. Pour nous, il faut que cet aéroport soit international », a-t-il insisté.
D’après les informations qui lui ont été communiquées, une extension de 500 mètres de la piste serait nécessaire pour permettre à l’aéroport de satisfaire aux exigences liées à son ouverture internationale. Pacifique Keta demande au chef de l’État de poursuivre les efforts engagés afin que cette ambition puisse se concrétiser.
Il considère cette étape comme la touche finale d’un projet qui a déjà mobilisé d’importants moyens.
Un atout économique pour l’Ituri
Pour Pacifique Keta, l’enjeu dépasse le seul transport aérien. L’internationalisation de l’aéroport pourrait faciliter les échanges commerciaux, accélérer l’acheminement de certaines marchandises et renforcer la position de Bunia dans les échanges avec l’étranger.
Il évoque notamment la possibilité de recevoir plus rapidement des pièces et des équipements commandés à Dubaï, Chine ou ailleurs. À ses yeux, la situation géographique de Bunia constitue un atout supplémentaire pour valoriser cette ouverture.
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L’ancien gouverneur a également tenu à mettre en avant l’expertise locale mobilisée sur le chantier. Il a salué le travail du directeur général de Mont Gabaon SARLU, Akilimali Joseph, estimant que cette réalisation démontre les capacités des entreprises congolaises à mener des projets d’envergure.
« L’expertise que nous devons aller chercher à l’extérieur, nous l’avons ici », a-t-il déclaré, en soulignant la capacité des Congolais à réaliser des infrastructures comparables à celles qu’ils admirent à l’étranger.
Verite Johnson
