La société civile de la chefferie des Alur-Djuganda, en territoire de Mahagi, tire la sonnette d’alarme après une série de décès survenus dans des circonstances non élucidées. Située à environ 190 kilomètres au nord de Bunia, dans la province de l’Ituri, cette entité coutumière fait face à une situation qui inquiète de plus en plus les habitants.
Le dimanche 1er mars, le corps sans vie d’un homme a été découvert en état de décomposition dans la chefferie des Alur-Djuganda dans une carrière d’or appelé communément « Mungu Mito ». À ce stade, les circonstances de sa mort restent inconnues.
Face à cette situation, la société civile locale est montée au créneau. Ce lundi 2 mars 2026, son coordonnateur, Monsieur Joseph Berocan, a publiquement interpellé les services de l’État, les appelant à assumer pleinement leur mission de protection des populations.
Selon lui, les services de sécurité ne semblent pas fonctionner efficacement dans la chefferie des Alur-Djuganda.
« Nous sommes très indignés d’enregistrer des cas des morts de la population dans la chefferie des Alur-Djuganda des des circonstances non connues, (…..) c’est ici l’occasion pour nous d’interpeller le service de sécurité à veiller jour et nuit pour la sécurité la population« , a t-il insisté.
Outre cette interpellation, M. Joseph Berocan invite également la population à collaborer avec les services de l’État en signalant tout cas suspect. Il souligne que la chefferie des Alur-Djuganda accueille de nombreuses personnes dont l’origine, pour certaines, demeure inconnue, ce qui renforce la nécessité d’une vigilance collective.
Depuis le début de l’année 2026, plusieurs cas de morts dans des circonstances non élucidées ont déjà été enregistrés dans cette partie du territoire de Mahagi, accentuant le climat d’inquiétude au sein de la communauté.
La rédaction

