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    La blessure reste vive à Bogoro, dans le groupement Babiasi, secteur Bahema Sud, en territoire d’Irumu, province de l’Ituri, à l’est de la République démocratique du Congo.

    Plus de deux décennies après le drame, un monument mémorial a été officiellement remis en mémoire des victimes du massacre du 24 février 2003. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du 23e anniversaire des violences perpétrées par Germain Katanga contre plusieurs centaines de civils du village de Bogoro.

    L’ouvrage a été réalisé grâce au financement du Fonds au profit des victimes de la Cour pénale internationale, avec l’appui de l’ambassade d’Allemagne en RDC.

    Bahwire Samson, président du comité des victimes, a salué cet élan de solidarité internationale ainsi que les contributions mobilisées par la CPI et le gouvernement congolais. Selon lui, ce monument demeurera un symbole fort de paix pour toutes les victimes des atrocités qui ont endeuillé ce village.

    « Ce monument représente les souvenirs, la dignité et la résilience. Nous rendons hommage à ceux qui ne sont plus aujourd’hui mais dont la mémoire demeure. Il incarne notre volonté politique de ne jamais oublier et transmettre à la génération future l’histoire, les leçons et les valeurs », a-t-il indiqué dans des propos recueillis par buniaactualite.cd.

    Présente lors de l’inauguration, Céline Bungisabo, conseillère auprès du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Luboya N’Kashama Johnny, en charge de l’administration et de la fonction publique, a souligné que cette remise constitue un acte de reconnaissance et un engagement collectif à ne pas oublier les femmes et les enfants qui ont perdu la vie durant ces violences en 2003.

    « Cette cérémonie mémorial n’est pas seulement l’enchevêment d’une infrastructure ; elle constitue un acte de reconnaissance et un engagement collectif à ne pas oublier », a-t-elle rappelé.

    Il convient de noter que la cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs représentants des différentes communautés, d’autorités politico-administratives et militaires, ainsi que de la MONUSCO.

    Jonathan Bavonga à Bogoro.

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