Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) appellent à la mise en place urgente d’un « corridor de paix » au Nord-Kivu, après l’attaque meurtrière de Cantine-Aloya, dans le territoire de Beni, en République démocratique du Congo (RDC).
Cette initiative vise à protéger les civils, les patients et les soignants, tout en garantissant la continuité des interventions contre l’épidémie d’Ebola.
Dans une déclaration publiée dimanche 8 novembre 2026 à Addis-Abeba, l’agence de santé publique de l’Union africaine, dirigée par le Dr Jean Kaseya, condamne fermement les violences survenues dans la nuit du 5 au 6 novembre, attribuées aux combattants présumés des Forces démocratiques alliées (ADF).
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Au-delà des pertes humaines et des destructions matérielles, Africa CDC s’inquiète particulièrement des conséquences sanitaires de cette attaque, qui a notamment touché des établissements de santé.
Selon l’organisation, des centaines de personnes atteintes ou suspectées d’être atteintes d’Ebola auraient fui les zones affectées pour chercher refuge dans des endroits jugés plus sûrs.
Ces déplacements constituent une préoccupation majeure pour les équipes sanitaires, qui risquent de perdre le contact avec des patients et des personnes placées sous surveillance épidémiologique.
Africa CDC prévient que toute interruption de la prise en charge médicale, du suivi des contacts ou de la surveillance de l’épidémie expose davantage les communautés à des risques de contamination.
C’est dans ce contexte que l’organisation demande la création d’un corridor de paix permettant aux équipes sanitaires et humanitaires d’accéder durablement aux populations affectées, sans être exposées aux violences armées.
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Elle appelle également à la protection des établissements de santé, des patients et du personnel médical, en rappelant les obligations des parties aux conflits en matière de droit international humanitaire.
L’attaque de Cantine-Aloya a notamment provoqué la fuite de patients du centre hospitalier de Kelekele. Selon des informations recueillies par la presse auprès du médecin responsable de cet établissement, au moins un patient atteint d’Ebola et cinq cas suspects figuraient parmi les personnes ayant quitté la structure.
La situation intervient alors que le Nord-Kivu enregistre une forte progression des nouvelles contaminations, accentuant les difficultés rencontrées par les équipes engagées dans la riposte.
Africa CDC réaffirme sa volonté de poursuivre sa collaboration avec les autorités congolaises et les partenaires sanitaires pour renforcer la surveillance épidémiologique, protéger les communautés et maintenir les services essentiels.
Pour l’organisation, la sécurisation des zones affectées constitue désormais une condition indispensable à la continuité des soins et à la maîtrise de l’épidémie.
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