Au moins 13 civils, dont quatre mineurs, auraient été tués en quatre jours dans la chefferie des Bahema-Badjere, territoire de Djugu, en Ituri, province du Nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
Ce nouveau bilan a été communiqué mardi 3 novembre 2026 par Salomon Pinzile Lolé, président de la société civile locale, dans une déclaration relayée par Radio Candip.
Selon cet acteur de la société civile, les violences ont particulièrement touché les populations civiles et les personnes déplacées vivant dans les environs de Bule et du site de Plaine Savo.
A lire aussi : Ituri : près de 30 morts redoutés après des attaques de la CODECO sur le littoral du lac Albert
Le dernier incident signalé concerne la découverte, lundi 2 novembre, de deux corps identifiés comme ceux de personnes déplacées du site de Plaine Savo. Les dépouilles auraient été retrouvées dans une localité proche d’une position de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO).
Salomon Pinzile Lolé affirme que plusieurs habitants continuent de s’exposer aux attaques lorsqu’ils se rendent dans leurs champs pour chercher de la nourriture. Il évoque notamment les difficultés d’approvisionnement alimentaire auxquelles sont confrontées les familles déplacées, dans un contexte de perturbation de l’assistance humanitaire.
D’autres violences auraient été enregistrées dans la région de Londingwa, où des femmes parties à la recherche de légumes auraient été prises pour cible. Deux d’entre elles auraient été grièvement blessées et transférées vers une structure sanitaire pour recevoir des soins.
Selon la société civile, le bilan des quatre derniers jours s’élève à 13 personnes tuées, parmi lesquelles quatre mineurs. Ce décompte reste provisoire et n’a pas encore été confirmé par les autorités sécuritaires ou administratives.
Ces nouvelles alertes interviennent après les violences du 29 octobre aux environs du site de Plaine Savo. À cette date, Salomon Pinzile Lolé avait déjà signalé trois personnes tuées et six blessées, dont quatre grièvement, lors d’attaques attribuées à la milice CODECO.
La répétition des violences compromet les activités agricoles et accentue les difficultés des personnes déplacées, dont plusieurs dépendent de l’accès aux champs pour compléter leurs moyens de subsistance.
La société civile condamne ces attaques et appelle au renforcement de la protection des populations civiles dans cette partie du territoire de Djugu.
À ce stade, les circonstances exactes des décès, l’identité des auteurs des dernières attaques et les éventuels recoupements entre les différents bilans restent à établir.
Rédaction

