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    L’ancien vice-ministre de la Défense nationale, Samy Adubangu Awotho, a vivement critiqué les dirigeants de la Coalition Article 64 (C64), après leur conclave organisé à Rome, en Italie. Il leur reproche de ne pas avoir condamné nommément Joseph Kabila et le Rwanda, tout en annonçant leur intention de rencontrer l’ancien président congolais pour favoriser un dialogue national.

    Dans une intervention diffusée jeudi 29 octobre 2026, en marge du Forum national de la jeune fille à Kinshasa, cet acteur politique originaire de l’Ituri a estimé que la position adoptée par la coalition était ambiguë face à la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo.

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    Initialement interrogé sur les mécanismes permettant aux femmes et aux jeunes de revendiquer leur place dans la société, Samy Adubangu a d’abord appelé ces derniers à s’engager davantage pour défendre leurs droits.

    « Il n’y a pas de mécanisme tout fait. Vous devez vous battre. Si vous ne vous battez pas pour chercher vos places, vous vous battrez en vain », a-t-il déclaré.

    L’ancien membre du gouvernement a ensuite élargi son intervention à la classe politique congolaise, qu’il accuse de ne pas suffisamment répondre aux préoccupations de la population.

    Il a particulièrement ciblé la C64, lui reprochant de réclamer un dialogue national sans dénoncer explicitement ce qu’il considère comme les responsabilités de Joseph Kabila dans la rébellion AFC/M23.

    « Curieusement, à notre grande surprise, cette même C64 se fait maintenant médiatrice entre Kabila et le président de la République Félix Tshisekedi », a-t-il affirmé.

    Pour Samy Adubangu, cette initiative revient à placer sur un même plan le pouvoir de Kinshasa et les acteurs qu’il accuse de participer à la déstabilisation du pays.

    Il estime que la coalition aurait dû prendre une position plus explicite contre l’ancien président Joseph Kabila, désormais à la tête du Front pour la refondation de la nation (FRN), mouvement politico-militaire présenté comme successeur de l’AFC/M23.

    Allant plus loin dans ses critiques, Samy Adubangu a appelé les services de sécurité à s’intéresser aux dirigeants de la coalition.

    « Je l’avais déjà dit lors de ma première sortie médiatique, après que Kabila se soit proclamé : les services de la République doivent s’occuper d’eux », a-t-il déclaré.

    L’ancien vice-ministre les a également accusés d’être des « infiltrés des Rwandais », sans présenter, dans les propos rapportés, d’éléments permettant d’étayer cette accusation.

    Ces déclarations interviennent après la clôture, mardi 27 octobre, du conclave de Rome, au cours duquel Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo et Delly Sesanga ont annoncé leur intention de rencontrer séparément Félix Tshisekedi et Joseph Kabila.

    Dans sa déclaration finale, la C64 a réaffirmé son attachement à l’intégrité territoriale de la RDC et condamné le recours aux armes pour conquérir ou conserver le pouvoir. Elle s’est également opposée à toute modification constitutionnelle susceptible de compromettre l’alternance démocratique.

    La coalition n’a toutefois pas cité nommément Joseph Kabila dans sa condamnation de la voie armée, une omission qui suscite des critiques dans une partie de la classe politique congolaise.

    Les propos de Samy Adubangu constituent des accusations politiques. Aucun élément présenté dans son intervention ne permet d’établir une collaboration entre les dirigeants de la C64 et les services rwandais.

    Nickson Manzekele

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