Le Conseil d’État de la République démocratique du Congo a prononcé, vendredi 30 octobre 2026 à Kinshasa, la dissolution du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien président Joseph Kabila, selon plusieurs médias congolais. Cette décision fait suite à une procédure engagée par le ministère de l’Intérieur.
Deux affaires concernant le PPRD figuraient au rôle de l’audience publique de la Section du contentieux du Conseil d’État, prévue vendredi à 9 heures.
Selon un extrait de rôle parvenu à la presse, la première, enregistrée sous le numéro RA.1424, opposait le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières au PPRD. La seconde, portant le numéro RRMP.001, concernait une procédure engagée par le ministère public contre le même parti.
Plusieurs médias ont annoncé la dissolution de cette formation à l’issue de l’audience. Le dispositif de l’arrêt n’était toutefois pas disponible dans les documents consultés par la rédaction.
Cette procédure intervient deux semaines après la décision du ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, d’interdire les activités du PPRD et de douze autres formations politiques sur l’ensemble du territoire national.
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Le 15 octobre, le gouvernement avait demandé aux gouverneurs de provinces de prendre les dispositions nécessaires pour faire appliquer cette interdiction.
Ces mesures sont intervenues après l’annonce, le 12 octobre à Goma, de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement politico-militaire dirigé par Joseph Kabila et présenté comme successeur de l’AFC/M23.
Cette nouvelle orientation de l’ancien président avait provoqué des divergences au sein de son ancienne famille politique. Plusieurs cadres et proches collaborateurs, notamment Patrick Nkanga Bekonda, avaient annoncé leur départ ou pris leurs distances avec le recours à la lutte armée.
Créé en 2002, le PPRD a constitué l’une des principales formations politiques du pays durant la présidence de Joseph Kabila, avant de rejoindre l’opposition à la suite de l’alternance politique de 2019.
La dissolution judiciaire annoncée constitue une mesure distincte de la simple interdiction administrative des activités d’un parti politique. Sa portée juridique exacte devra être appréciée à la lumière du dispositif et des motifs de l’arrêt rendu par le Conseil d’État.
À ce stade, aucune réaction officielle du PPRD concernant la décision annoncée vendredi n’a été retrouvée dans les informations consultées.
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