Trois personnes ont été tuées et six autres blessées, dont quatre grièvement, dans de nouvelles violences attribuées aux miliciens de la CODECO aux environs du site de déplacés de Plaine Savo, près de Bule, en chefferie des Bahema-Badjere, territoire de Djugu.
Ce bilan provisoire a été communiqué jeudi 29 octobre 2026 par la société civile locale de cette partie de la province de l’Ituri, en République démocratique du Congo (RDC).
Selon Salomon Pinzile Lolé, président de la société civile des Bahema-Badjere, plusieurs coups de feu ont été entendus dès les premières heures de la matinée dans les villages entourant ce site de déplacés, provoquant une nouvelle panique parmi les habitants.
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Dans une déclaration à la presse, cet acteur de la société civile attribue les tirs aux miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO), qui seraient présents dans plusieurs localités environnantes.
« La population du site de Plaine Savo se réveillait sous les coups de feu tirés de toutes les directions, sans épargner le site », a-t-il témoigné.
Le bilan provisoire présenté par la société civile fait état de trois personnes tuées, dont une femme âgée de 56 ans, et de six blessés, parmi lesquels quatre seraient dans un état grave. Des cultures auraient également été détruites dans les champs des habitants.
« La société civile condamne vivement ces attaques », a déclaré Salomon Pinzile Lolé, qui appelle les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à renforcer la protection des civils et à mener des opérations contre les miliciens responsables des violences.
Il remet également en question la possibilité d’intégrer des membres de la CODECO dans la Réserve armée de la défense (RAD), estimant que les attaques persistantes de ce groupe compromettent les efforts de pacification.
Le responsable de la société civile interpelle par ailleurs la MONUSCO, qu’il accuse de ne pas suffisamment répondre aux alertes transmises par les communautés locales.
« À la MONUSCO de toujours prendre en considération les alertes de la base pour éviter le pire », a-t-il insisté.
Ces violences interviennent dans un contexte d’insécurité persistante autour de Bule. Le 21 octobre, des sources locales avaient notamment signalé l’enlèvement de six civils dans le village de Dendro, près de Bule, par des hommes présentés comme des miliciens de la CODECO. Deux des otages avaient été tués, selon les informations rapportées par Radio Okapi le lendemain.
Mardi 27 octobre, de nouveaux affrontements avaient été signalés à Bule, cette fois entre les FARDC et des combattants de la Convention pour la révolution populaire (CRP). Selon des sources sécuritaires citées par Radio Okapi, l’armée avait repoussé une attaque contre l’une de ses positions. Ces événements sont distincts des violences attribuées à la CODECO.
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La répétition des incidents armés dans cette partie de Djugu continue de compromettre la sécurité des habitants et des personnes déplacées. Elle intervient alors que plusieurs communautés tentent de reprendre leurs activités agricoles et commerciales après de précédentes périodes de violences.
Le bilan annoncé jeudi par Salomon Pinzile Lolé n’a pas encore été confirmé indépendamment. Aucune réaction officielle des FARDC ou de la MONUSCO concernant cette nouvelle alerte n’était disponible dans les informations recueillies.
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