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    Cinquante-quatre militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) comparaissent depuis lundi 26 octobre 2026 devant le tribunal militaire de garnison de Goma, siégeant en audience foraine à Walikale, au Nord-Kivu. Ils sont poursuivis notamment pour assassinat, abandon de poste, dissipation de munitions de guerre, lâcheté devant l’ennemi et refus d’obéissance.

    Selon le major Dieudonné Kasereka, chargé de communication de la 34ᵉ région militaire, les prévenus appartiennent au 3415ᵉ régiment des FARDC. Ils avaient été interpellés le 20 octobre, à la suite d’incidents survenus à Ntoto, dans le territoire de Walikale.

    D’après les informations rapportées par Radio Okapi, ces incidents ont fait deux morts, dont un militaire et un civil, ainsi que deux blessés.

    Les violences seraient survenues lors d’une altercation entre des soldats et des éléments de la Police militaire qui tentaient de les empêcher de quitter sans autorisation une zone de combat.

    L’audience d’ouverture, organisée lundi, a été consacrée à l’identification des 54 prévenus. La justice militaire devra examiner les faits reprochés à chacun d’eux afin d’établir les responsabilités individuelles.

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    Les militaires poursuivis restent présumés innocents jusqu’à ce qu’une décision judiciaire établisse leur culpabilité.

    Selon la communication de la 34ᵉ région militaire, le verdict de ce procès en procédure de flagrance est attendu au début du mois de novembre.

    Ce procès intervient près de deux mois après la condamnation, le 1er septembre dernier, de dix autres militaires du même régiment, dont deux à la peine de mort, dans une affaire liée à des tirs contre leur commandant de compagnie.

    Rédaction

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