Archives

    La multiplication des attaques attribuées à la milice CODECO dans la chefferie des Bahema-Nord, en territoire de Djugu, en province de l’Ituri, suscite de nouveaux appels à l’intervention des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

    Après les violences du dimanche 25 octobre 2026 dans le groupement Sombuso, la société civile locale réclame des mesures de sécurisation, près de deux semaines après une interpellation similaire du chef de chefferie.

    Dans une déclaration parvenue à Buniaactualite.cd, Charité Banza, coordonnateur de la société civile des Bahema-Nord, affirme que les habitants continuent de subir des incursions armées malgré la présence de militaires congolais dans cette partie de Djugu.

    Dimanche, vers 4 heures du matin, des hommes armés présentés comme des miliciens de la CODECO ont attaqué les villages de Gobu, Muganga et Musekere. Plusieurs maisons ont été incendiées et du bétail pillé, provoquant la fuite de nombreuses familles vers les localités riveraines du lac Albert, certaines ayant, selon la société civile, rejoint l’Ouganda.

    Aucun décès n’avait été signalé dans le bilan initial, mais l’étendue des dégâts et le nombre de déplacés restaient à établir.

    Face à cette nouvelle attaque, Charité Banza demande aux FARDC de renforcer leur dispositif de protection des populations.

    « Nous demandons toujours que les militaires FARDC, à qui nous avons toujours confiance, garantissent la sécurité et imposent la paix afin que la population soit tranquille », a-t-il déclaré.

    Cet appel intervient après celui lancé le 13 octobre par Willy Pilo Mulindro, chef de la chefferie des Bahema-Nord, à la suite des attaques meurtrières survenues autour de Blukwa et du site de déplacés de Rhoo.

    A lire aussi : Ituri : de Sombuso à Bule, de nouvelles attaques attribuées à la CODECO inquiètent

    L’autorité coutumière avait alors dénoncé ce qu’elle considérait comme une absence d’intervention des FARDC pendant les violences attribuées à la CODECO.

    « C’est vraiment regrettable », avait-il déclaré dans des propos relayés par Radio Candip et repris par Buniaactualite.cd, rappelant la responsabilité de l’État dans la protection des populations civiles.

    Ces attaques avaient coûté la vie à plusieurs civils, selon les bilans provisoires communiqués par des sources locales. La société civile avait, en revanche, salué l’intervention des Casques bleus de la MONUSCO, qui avaient contribué à repousser les assaillants aux abords du site de Rhoo.

    La hiérarchie militaire n’a pas encore fait connaître sa version concernant les nouvelles violences et les préoccupations exprimées par la société civile.

    Pour les habitants des Bahema-Nord, l’enjeu reste la mise en place d’une protection durable permettant de prévenir les attaques, de sécuriser les déplacements et de favoriser le retour des familles contraintes d’abandonner leurs habitations.

    La répétition des appels des autorités coutumières et des acteurs de la société civile souligne la persistance des préoccupations sécuritaires dans cette partie de Djugu, où les communautés attendent des réponses concrètes face aux violences armées.

    Rédaction

    A lire aussi : Ituri : deux agriculteurs enlevés puis tués à Djugu par la milice CODECO 

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!