L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a adopté, lundi 26 octobre 2026, des recommandations demandant notamment des sanctions contre la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Marie-Thérèse Sombo.
Cette décision fait suite à une enquête parlementaire ayant relevé plusieurs irrégularités présumées dans la gestion des frais académiques payés par les étudiants des établissements publics.
Les députés nationaux ont demandé à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, de tirer les conséquences des conclusions de cette enquête. Plusieurs médias rapportent que les recommandations adoptées à l’unanimité réclament notamment le départ de la ministre du gouvernement.
L’enquête, initiée par le député national André Mushongo, élu de Tshikapa, portait sur la perception, la répartition et l’utilisation des quotités du minerval et des frais connexes au cours des années académiques 2022-2023, 2023-2024 et 2024-2025.
Présenté en plénière le 7 octobre, le rapport de la commission parlementaire fait notamment état de problèmes de traçabilité financière et de l’absence de preuves de reversement de certaines recettes aux structures bénéficiaires.
Parmi les pratiques mises en cause figure la centralisation des quotités du minerval sur un compte unique géré par le cabinet de la ministre.
Selon les informations consultées par buniaactualite.cd, plusieurs responsables d’établissements et de structures administratives auditionnés par la commission ont dénoncé des difficultés à percevoir les montants qui leur étaient destinés.
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Les préoccupations concernent notamment les ressources du Fonds de promotion de l’éducation et de la formation (FPEF), des conseils d’administration et de certains services de l’enseignement supérieur.
Ces fonds sont notamment censés contribuer au fonctionnement des institutions et à l’amélioration des conditions d’apprentissage des étudiants.
Lors de son audition, Marie-Thérèse Sombo aurait reconnu, selon le rapport cité par 7sur7.cd, avoir été induite en erreur par son cabinet concernant la centralisation des paiements.
Les députés recommandent également des réformes dans les mécanismes de perception et de répartition des recettes universitaires, ainsi que des sanctions contre certains responsables d’établissements jugés défaillants.
L’une des propositions consiste à mettre fin au système du compte unique et à rétablir le versement direct des quotités aux structures bénéficiaires.
La période examinée couvre plusieurs années académiques et différentes administrations. Marie-Thérèse Sombo ayant pris ses fonctions en 2024, les responsabilités éventuelles doivent être distinguées selon les périodes et les décisions concernées.
Par ailleurs, les irrégularités relevées par une enquête parlementaire ne constituent pas, à elles seules, des condamnations judiciaires pour détournement de fonds.
Les recommandations adoptées lundi ne signifient pas non plus que la ministre a déjà été déchargée de ses fonctions.
Selon les informations disponibles, le bureau de l’Assemblée nationale prévoit de transmettre les résolutions à la Première ministre mardi 27 octobre, afin qu’elle examine les suites à leur réserver.
Au-delà des responsabilités individuelles, cette enquête remet au premier plan la question de la transparence dans l’utilisation des frais payés par les étudiants et de leur contribution effective au fonctionnement des établissements publics d’enseignement supérieur.
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