Douze personnes, majoritairement des agriculteurs, ont été signalées disparues au cours du mois d’octobre 2026 dans les chefferies des Walese-Vonkutu et des Basili, en territoire d’Irumu, province de l’Ituri. Parmi elles, trois ont été retrouvées mortes, selon un bilan communiqué lundi 26 octobre par la Société civile du Congo.
Dans une interview accordée à Buniaactualite.cd, Augustin Kasereka, coordonnateur de cette organisation dans la région, alerte sur la multiplication des disparitions dans des zones rurales où les habitants dépendent essentiellement de l’agriculture pour leur subsistance.
Selon cet acteur de la société civile, les victimes sont principalement des cultivateurs qui fréquentent les zones agricoles exposées à l’insécurité.
Il attribue ces disparitions aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) et à des groupes armés locaux actifs dans cette partie du territoire d’Irumu.
Ces accusations n’ont toutefois pas encore fait l’objet d’une confirmation indépendante. Les circonstances exactes des disparitions et de la mort des trois personnes retrouvées sans vie restent également à établir.
Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte d’insécurité persistante dans les chefferies des Walese-Vonkutu et des Basili.
Début octobre, des incursions attribuées aux ADF avaient notamment provoqué de nouveaux déplacements de population dans la région de Busuma, en chefferie des Basili. Le 6 octobre, trois enfants avaient péri dans le naufrage d’une pirogue sur la rivière Ituri, alors que leurs familles fuyaient les violences armées, selon des sources locales.
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Les difficultés sécuritaires affectent particulièrement les activités agricoles. La peur des attaques et des enlèvements peut empêcher les habitants d’accéder régulièrement à leurs champs, avec des conséquences sur leurs revenus et leur alimentation.
Face à cette situation, Augustin Kasereka demande aux autorités compétentes d’ouvrir une enquête afin d’établir les circonstances des disparitions, de retrouver les personnes encore introuvables et d’identifier les responsables éventuels.
La Société civile du Congo appelle également à renforcer la sécurité des populations, notamment celle des agriculteurs contraints de se rendre dans des zones éloignées pour assurer leur subsistance.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités militaires ou judiciaires concernant ce bilan de douze disparitions n’a pu être confirmée.
Jonathan Bavonga

