Les jeunes de l’Ituri et de l’ensemble de la République démocratique du Congo sont appelés à privilégier la lutte citoyenne non violente plutôt que le recours aux armes pour revendiquer leurs droits et contribuer au changement social. Cet appel est lancé par Gloire Abasi Ibrahim, qui encourage la jeunesse à combattre les injustices par des actions pacifiques, responsables et constructives.
Dans un message parvenu lundi 19 octobre 2026 à la rédaction de Buniaactualite.cd, Gloire Abasi Ibrahim dénonce les discours qui présentent la violence comme un moyen légitime de se faire entendre ou d’obtenir des changements dans la société.
« On nous a fait croire que pour être fort, il faut prendre les armes. On nous a fait croire que pour se faire entendre, il faut brûler, casser, tuer. C’est un mensonge », affirme-t-il.
Pour l’auteur de ce message, la véritable force de la jeunesse réside dans sa capacité à défendre ses convictions sans recourir à la violence. Il estime que la lutte citoyenne pacifique ne doit pas être assimilée à une forme de faiblesse ou de résignation face aux injustices.
« Ce n’est pas la faiblesse. Ce n’est pas avoir peur. C’est avoir le courage de dire NON sans verser le sang de son frère », insiste-t-il.
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Gloire Abasi Ibrahim invite particulièrement les jeunes à résister aux manipulations communautaires, aux discours de haine et à la désinformation, notamment sur les réseaux sociaux.
« Refuser de relayer la haine sur les réseaux sociaux. Vérifier l’information avant de la partager. Dire non à la manipulation tribale. Un jeune qui refuse de haïr son voisin est plus puissant qu’un bataillon », soutient-il.
Au-delà des discours, il considère que l’engagement citoyen doit également se traduire par des comportements exemplaires dans la vie quotidienne. Il cite notamment le refus de la corruption, du détournement de l’aide humanitaire et des pratiques compromettant l’intégrité personnelle.
« Refuser de payer un pot-de-vin. Refuser de détourner l’aide destinée aux déplacés. Refuser de se vendre pour un poste. L’intégrité en temps de guerre, c’est une forme de résistance », déclare-t-il.
L’auteur encourage également les jeunes à renforcer leur organisation collective pour faire entendre leurs revendications auprès des autorités, sans provoquer de violences.
« Organisez-vous en clubs de paix, en associations, en mouvements citoyens. Faites des sit-in pacifiques, écrivez des mémorandums, proposez des solutions. La non-violence est une discipline collective », recommande-t-il.
Il exhorte par ailleurs la jeunesse à ne pas limiter son engagement à la dénonciation des problèmes. Selon lui, les initiatives communautaires, l’encadrement des enfants déscolarisés, l’assainissement des quartiers et la création de petites activités économiques constituent également des formes concrètes de participation citoyenne.
Cet appel intervient dans un contexte où plusieurs territoires de l’Ituri restent affectés par les violences armées, les déplacements de populations et les difficultés socioéconomiques, qui fragilisent particulièrement les perspectives d’avenir des jeunes.
Pour Gloire Abasi Ibrahim, l’engagement de la jeunesse devrait contribuer à rompre avec les cycles de violence et à promouvoir une culture de responsabilité, de solidarité et de paix.
« Le Congo ne sera pas sauvé par des milices de plus. Il sera sauvé par une génération qui a décidé de ne plus tuer son propre avenir », affirme-t-il.
Il conclut son message en invitant les jeunes à devenir des acteurs du changement, capables de défendre leurs droits, de proposer des solutions et de participer à la construction d’une société plus pacifique.
« Soyons cette génération. La lutte non violente, c’est notre arme. Et personne ne pourra nous la confisquer », lance-t-il.
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