Le chef du secteur de Walendu Djatsi, Justin Gudza Kiza, a démenti les informations faisant état de l’assassinat de plusieurs passagers par des miliciens de la CODECO sur l’axe Mongbwalu-Kobu, dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri. Cette réaction intervient après la circulation, jeudi 15 octobre 2026, d’une alerte largement relayée sur les réseaux sociaux.
Le message à l’origine de cette inquiétude, signé par une personne se présentant sous le pseudonyme « DIEU EST AMOUR », affirmait que plusieurs voyageurs avaient été tués sur ce tronçon routier. Il dénonçait également une absence présumée d’intervention des autorités locales et militaires.
Interrogé sur ces allégations, Justin Gudza Kiza les a catégoriquement rejetées, les qualifiant de « faux et archifaux ».
« Les ennemis de la paix provoquent n’importe quoi comme alerte. La personne victime peut s’annoncer pour nous éclairer », a-t-il déclaré, selon une réaction transmise par sa cellule de communication à buniaactualite.cd ce vendredi 16 octobre 2026 aux premières heures de la matinée.
Pour l’autorité sectorielle, la diffusion de telles informations sans éléments vérifiables risque d’entretenir la peur et la confusion au sein de la population.
L’alerte initiale allait au-delà de la dénonciation d’une attaque présumée. Elle mettait également en cause la gestion sécuritaire du territoire de Djugu et formulait des accusations de complicité entre certains responsables militaires et des groupes armés, sans présenter de preuves à l’appui.
À ce stade, aucun bilan, témoignage direct identifié ou élément matériel indépendant n’a été communiqué pour confirmer les assassinats allégués sur l’axe Mongbwalu-Kobu. Le démenti du chef de secteur n’a pas non plus fait l’objet d’une vérification indépendante.
Dans un territoire régulièrement confronté à l’insécurité, la circulation d’alertes non confirmées peut accentuer les tensions et perturber les déplacements des habitants.
La situation appelle donc à une vérification rigoureuse auprès des services de sécurité, des autorités locales et des témoins éventuels, afin d’établir les faits et d’éviter la propagation d’informations susceptibles d’alimenter les tensions communautaires.
Ceci intervient après la tuerie de 3 chauffeurs sur la route Bunia-Mahagi, à la hauteur de Pimbo. Des violences armées attribuées aux éléments de la milice de la Codeco ayant conduit à la perturbation du trafic sur la RN27.
Rédaction

