L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a installé, mercredi 14 octobre 2026, une commission spéciale chargée de rationaliser les initiatives de contrôle parlementaire, alors que près de 198 questions orales restent sans réponse. Cette structure de 21 députés est présidée par Abdallah Péné Mbaka, élu du territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.
La cérémonie d’installation a été présidée par le rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli. La nouvelle commission devra notamment examiner les initiatives parlementaires en attente et proposer des mécanismes pour accélérer leur traitement.
Selon Jacques Djoli, certaines questions orales déposées par les députés remontent à la session parlementaire de 2025. À ces arriérés s’ajoutent plusieurs questions d’actualité, interpellations et motions qui n’ont pas encore été examinées.
« Le contrôle parlementaire est l’essence même de la démocratie représentative. S’il ne fonctionne pas, c’est l’équilibre des pouvoirs qui est rompu », a déclaré le rapporteur de la chambre basse.
La commission présidée par Abdallah Péné Mbaka aura principalement pour mission d’évaluer la recevabilité et la pertinence des initiatives de contrôle, sans se substituer aux députés dans l’examen de leur contenu.
Elle devra également proposer une clarification du circuit administratif, depuis le dépôt des questions jusqu’à leur programmation en séance plénière et leur transmission aux membres du gouvernement concernés.
Parmi les pistes envisagées figure la transformation de certaines questions orales avec débat en questions écrites, afin de réduire les délais de traitement et de désengorger l’ordre du jour des plénières.
La commission devra aussi identifier les initiatives devenues sans objet et celles qui conservent leur pertinence, en vue de résorber progressivement les arriérés.
A lire aussi : État de siège en Ituri : Abdallah Pene Mbaka dénonce l’absence de vice-gouverneur et réclame des réformes
Outre Abdallah Péné Mbaka à la présidence, son bureau comprend Musao Kalombo Mbuyu à la vice-présidence, Olivier Kabeya Sombamanya comme rapporteur et Jeanine Kavira Katasohire comme rapporteure adjointe.
Les conclusions de ses travaux seront soumises à la plénière de l’Assemblée nationale pour examen et éventuelle adoption.
Cette initiative intervient dans un contexte de préoccupations concernant l’efficacité du contrôle parlementaire sur l’action gouvernementale, une prérogative reconnue à l’Assemblée nationale par la Constitution congolaise, notamment ses articles 100 et 138.
Esdras Kaghoma, depuis Nia-Nia

