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    La reprise des affrontements entre les groupes armés CODECO et Convention pour la révolution populaire (CRP), depuis début octobre 2026 dans le territoire de Djugu, en Ituri, suscite de nouvelles inquiétudes. Le Comité associatif résolu pour la défense et la protection des droits humains (COARDHO) dénonce une remise en cause des engagements de cessation des hostilités et réclame un renforcement de la présence militaire pour protéger les civils.

    Dans une déclaration, Benjamin Ngabu Ngandru, coordonnateur du COARDHO, section Djugu, estime que ces nouveaux combats compromettent les efforts de pacification entrepris dans cette partie de la province.

    « Nous considérons cette reprise des combats comme un nouveau recul dans les efforts de paix et de réconciliation engagés dans le territoire de Djugu. Nous la condamnons avec la dernière énergie », a-t-il déclaré.

    L’organisation rappelle que des actes d’engagement et de cessation des hostilités ont été signés dans le cadre des initiatives visant à mettre fin aux violences armées. Elle déplore que ces engagements n’aient pas permis d’empêcher la reprise des confrontations.

    Face à cette situation, le COARDHO appelle les gouvernements provincial et national à intervenir pour prévenir une nouvelle détérioration de la sécurité.

    « Nous demandons au gouvernement congolais de s’impliquer immédiatement dans la recherche d’une solution durable à la crise sécuritaire, de renforcer les effectifs des FARDC dans les zones concernées par ces combats et de renforcer les mesures de protection des civils », a insisté Benjamin Ngabu Ngandru.

    L’organisation plaide également pour la relance des mécanismes de dialogue entre les groupes armés concernés, afin de favoriser le respect des engagements déjà pris.

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    S’adressant directement aux responsables de la CODECO et de la CRP, Benjamin Ngabu Ngandru les exhorte à mettre immédiatement fin aux affrontements.

    « Nous demandons aux responsables des groupes armés de respecter leurs actes d’engagement et de cesser immédiatement la guerre, car la poursuite des combats ne fera qu’augmenter le nombre de morts, de blessés, de déplacés et de familles en deuil », a-t-il averti.

    Le COARDHO redoute que la poursuite de ces hostilités n’aggrave davantage la situation humanitaire des populations de Djugu, déjà éprouvées par plusieurs années de violences.

    Aucun bilan précis des victimes ni des déplacements provoqués par ces nouveaux affrontements n’a été communiqué par l’organisation.

    Rédaction

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