La guerre dans l’est de la République démocratique du Congo constitue la principale cause des violations des droits humains dans le pays, a dénoncé mardi 13 octobre 2026, à Dakar, au Sénégal, Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH-RDC).
Intervenant à la 89ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), le responsable congolais a particulièrement attiré l’attention sur la situation sécuritaire et humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
« Aujourd’hui, de vastes territoires de deux provinces de l’Est de la RDC, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, sont occupés par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23-AFC. Cette situation de guerre est la première cause des violations des droits de l’homme et des atteintes à ces droits », a déclaré Paul Nsapu.
À travers cette intervention, le président de la CNDH-RDC a porté devant une instance continentale les préoccupations de son institution concernant les conséquences du conflit armé sur la protection des droits fondamentaux.
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Les violences persistantes dans l’est du pays constituent un défi majeur pour la sécurité des populations civiles, leur accès aux services essentiels et l’exercice de leurs droits.
Avant d’aborder la situation congolaise, Paul Nsapu a réaffirmé la volonté de la CNDH-RDC de renforcer sa coopération avec la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, chargée de promouvoir et de protéger ces droits sur le continent.
Son intervention à Dakar s’inscrit dans les démarches visant à maintenir la situation des droits humains en RDC à l’ordre du jour des mécanismes africains de protection.
En Ituri et au Nord-Kivu par exemple, des milliers des personnes vivent dans des circonstances conduisant et contribuant à la violation quasi régulière de leurs droits. Buniaactualite.cd relaie, dans ses nombreuses publications, certaines de ces violations des droits humains ces dernières années.
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