Un projet de consolidation de la paix, financé par l’ambassade de Norvège, a été lancé vendredi 9 octobre 2026 à Bunia. Porté par un consortium de quatre organisations, il vise environ 39 000 bénéficiaires dans les territoires de Djugu, d’Irumu et de Mambasa, sur une période de deux ans.
Le consortium réunit Tearfund, Caritas RDC, Congo Initiative et Action Entraide. Le projet entend renforcer la cohésion sociale en impliquant les églises, les jeunes et les communautés locales dans la prévention et la résolution des conflits.
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Pour Jackson Mbakulirayi, responsable de Tearfund, les responsables religieux occupent une place importante dans cette démarche en raison de leur influence auprès des populations.
« Les leaders religieux jouissent d’une légitimité et d’une acceptation au sein de leurs communautés. Leur implication constitue donc un atout pour les questions de paix en Ituri », explique-t-il.
Le projet prévoit notamment le renforcement des capacités des structures communautaires en matière de médiation, de dialogue et de transformation des conflits.
Selon l’abbé Justin Zanamuzi, directeur de Caritas Bunia, cette approche doit permettre aux communautés de jouer un rôle direct dans la recherche de solutions aux tensions qui fragilisent la cohésion sociale.
Kalongo Rwabikanga, coordonnateur d’Action Entraide, insiste également sur la nécessité de rendre les communautés autonomes dans leurs initiatives de paix.
« Nous voulons renforcer les capacités des communautés, notamment des églises et des jeunes, dans les processus de paix, la transformation et la prévention des conflits, afin que les églises soient elles-mêmes capables d’initier des dialogues communautaires », indique-t-il.
Outre les dialogues communautaires, des activités de résilience socio-économique sont prévues, notamment des formations professionnelles destinées à favoriser l’autonomie des bénéficiaires et la réinsertion des personnes associées aux groupes armés.
La prévention des conflits fonciers constitue un autre volet du programme. Celui-ci prévoit la vulgarisation de la législation foncière dans les langues locales ainsi que la formation de parajuristes communautaires.
« Nous prévoyons de vulgariser la loi foncière dans les langues locales afin de favoriser son appropriation par les communautés et de prévenir les conflits liés aux limites administratives et aux différends fonciers, qui sont récurrents en Ituri », explique Tony Londzima, représentant de Congo Initiative.
Une cartographie préliminaire des conflits fonciers a déjà été réalisée. Elle devrait permettre d’orienter les interventions dans les zones les plus exposées aux tensions.
À travers ce projet, les quatre organisations entendent renforcer les mécanismes locaux de prévention des conflits et encourager des initiatives communautaires capables de contribuer durablement à la paix dans les trois territoires ciblés.
La rédaction

