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    La Société civile Forces vives de la chefferie des Bahema d’Irumu dénonce une série d’exactions qu’elle attribue à certains militaires dans plusieurs villages du groupement Tsere, territoire d’Irumu, en Ituri. Elle demande aux autorités provinciales et militaires d’ouvrir une enquête afin d’établir les faits et les éventuelles responsabilités.

    L’organisation a lancé cette alerte jeudi 24 septembre 2026 dans une déclaration signée à Rwampara par Isaac Nyakulinda.

    Selon elle, des habitants de Taga-Kisoke, Taga-Shari et Matalatala seraient confrontés depuis environ deux semaines à des extorsions, vols, violences physiques et autres abus, particulièrement entre 19 heures et l’aube.

    La société civile cite notamment les axes Abattoir-Rwampara, Rwampara-Shari et Shari-Aéroport, ainsi que les environs des terrains de football de Kisoke et de Shari.

    Elle affirme que certains incidents seraient également enregistrés à l’intérieur de parcelles résidentielles.

    Extorsions et violences présumées

    Dans sa déclaration, la structure rapporte des cas présumés d’extorsion de téléphones et d’argent, de vols à main armée, d’effractions de commerces et de pharmacies ainsi que de violences physiques contre des habitants.

    Elle fait également état de tirs d’armes à feu entendus durant certaines nuits et dont elle affirme ne pas connaître de justification sécuritaire.

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    Ces différentes accusations n’avaient pas encore été confirmées de manière indépendante par Buniaactualite.cd au moment de la publication.

    La rédaction n’avait pas non plus encore obtenu la version des responsables militaires mis en cause par la société civile.

    Un militaire aurait été maîtrisé par des jeunes

    La Société civile Forces vives rapporte par ailleurs qu’un militaire soupçonné d’être impliqué dans ces pratiques aurait été maîtrisé la semaine dernière par des jeunes avant d’être remis aux autorités militaires.

    Selon la même source, l’intéressé se serait ensuite échappé alors qu’il se trouvait entre les mains des services compétents.

    Les circonstances de cette évasion présumée restent à établir. Aucun responsable militaire n’avait encore confirmé cette version à notre rédaction.

    La société civile redoute que la persistance de ces incidents n’alimente des tensions entre la population, particulièrement les jeunes, et les forces de défense et de sécurité.

    Elle appelle cependant explicitement la jeunesse à éviter toute justice populaire, à garder son calme et à continuer de collaborer avec les services de sécurité.

    Une enquête réclamée

    Face aux accusations rapportées, la société civile sollicite l’intervention du gouverneur de l’Ituri, de l’administrateur du territoire d’Irumu ainsi que des responsables militaires et judiciaires compétents.

    Elle demande notamment l’ouverture d’une enquête afin de documenter les incidents signalés, d’identifier les éventuels auteurs et d’établir les responsabilités.

    La structure réclame également des mesures contre les éléments des forces de sécurité qui seraient effectivement impliqués dans des abus, si les accusations sont établies.

    Buniaactualite.cd cherche à obtenir la réaction des autorités militaires et de l’administration territoriale sur ces accusations.

    Rédaction

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