Cinquante acteurs locaux ont participé, jeudi 17 septembre 2026 à Rwampara, en Ituri, à une journée portes ouvertes consacrée au leadership féminin, à la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies et à la participation des femmes dans les mécanismes locaux de paix et de sécurité.
L’activité a été organisée par la Division provinciale du Genre, Famille et Enfant, à travers le Secrétariat provincial de la Résolution 1325, avec l’appui technique d’ONU Femmes et le financement du Fonds de cohérence pour la stabilisation (FCS).
Les participants provenaient notamment des organisations de femmes, des services de sécurité, des structures de jeunesse, des confessions religieuses et d’autres composantes de la communauté locale.
Des obstacles socioculturels identifiés
Les échanges ont notamment porté sur la Résolution 1325 ainsi que sur le Plan d’action provincial de troisième génération (PAP3) relatif à l’agenda Femmes, paix et sécurité.
Après la présentation de ces instruments, les participants ont été invités à identifier les principaux facteurs qui limitent encore la participation des femmes aux instances de prise de décision ainsi qu’aux mécanismes locaux de paix et de sécurité.
Parmi les difficultés évoquées figurent certaines pratiques coutumières, les pesanteurs socioculturelles ainsi que des perceptions sur les rôles respectifs des femmes et des hommes au sein de la communauté.
À la clôture de l’activité, le chef de la Division provinciale du Genre, Famille et Enfant a expliqué que les échanges avaient également permis d’identifier des pistes d’action au niveau local.
« Ensemble, nous avons essayé d’identifier les différents obstacles qui empêchent la participation des femmes aux instances de prise de décision, aux mécanismes de paix, y compris aux mécanismes locaux de sécurité. Les parties prenantes ont également identifié des engagements et des actions à mener au niveau local pour améliorer progressivement la participation des femmes », a-t-il déclaré à la presse.
Des engagements pour poursuivre la sensibilisation
Au-delà de l’identification des obstacles, plusieurs participants ont annoncé leur intention de restituer les connaissances acquises dans leurs communautés.
Un participant a notamment estimé que l’implication des hommes dans les actions de sensibilisation était nécessaire pour faire évoluer les perceptions sur la participation des femmes.
« J’ai reçu cette formation aujourd’hui et je vais, à mon tour, sensibiliser d’autres hommes ainsi que les femmes, afin que nous puissions tous travailler ensemble », a-t-il déclaré.
Birungi, l’une des participantes, affirme pour sa part avoir acquis de nouvelles connaissances sur les droits et la participation des femmes.
« Cette formation nous aide à comprendre. Je remercie les organisateurs parce qu’il y avait aussi des papas parmi nous. Ils ont écouté et ce sera aussi à eux d’aller sensibiliser », a-t-elle témoigné.
La journée portes ouvertes s’inscrit dans le projet « Promotion du leadership des femmes dans la sécurité et la stabilisation pour une gouvernance locale inclusive et une paix durable en Ituri ».
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Selon les organisateurs, l’objectif est notamment de favoriser une participation accrue des femmes aux mécanismes de paix, de sécurité et de prise de décision au niveau local.
Moïse Mugisa

