Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, sous occupation rwandaise depuis plus de 10 jours, continue encore à pleurer ses morts. Des personnes tuées dans une série d’explosions de bombes lors d’un meeting de l’AFC-M23, Alliance Fleuve Congo, branche politique du mouvement 23 mars.
Qui a fait exploser ces bombes ? Pourquoi avoir ciblé des civils ? Autant de questions qui restent encore floues, au lendemain de cet incident largement relayé par de nombreux médias.
Pendant ce temps, dans un communiqué parvenu à buniaactualite.cd ce vendredi 28 février 2025, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont apporté quelques révélations.
Pour l’armée congolaise, c’est le bloc AFC-M23-RDF qui a ouvert le feu sur les civils.
« Dans leur folie meurtrière, ces terroristes ont ouvert le feu et tiré les roquettes et grenades sur des populations civiles », fait remarquer le communiqué.
À Bukavu, tout le monde n’est pas pour la présence rwandaise. Ces rebelles ont ciblé, selon l’armée congolaise, des civils « qui ont réclamé le départ des Rwandais lors du meeting de Corneille Nangaa de ce jeudi à Bukavu. Ce qui prouve à suffisance l’intention malsaine de l’armée rwandaise d’exterminer les paisibles populations congolaises dans les axes sous son contrôle », signe le porte-parole des FARDC, le général major Sylvain Ekenge.
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La tuerie des civils dans une explosion que condamnent sévèrement les Forces armées de la République démocratique du Congo qui, dans le même communiqué, présentent leurs condoléances et leur compassion aux familles éprouvées.
S’exprimant aussi dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a également condamné les attaques contre les civils à Bukavu. Apportant une autre révélation en dehors de celles des FARDC, le gouvernement congolais fait remarquer que ces civils étaient forcés à venir suivre le meeting.
« Le bombardement et les tirs à balles réelles sur la population civile, qui a été forcée de venir suivre un meeting, ont fait 13 morts et une centaine de blessés graves », note le communiqué.
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À Goma tout comme à Bukavu, de nombreux civils sont tués par l’armée rwandaise et le M23, faisant vivre aux citoyens congolais une psychose quasi quotidienne.
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