Avec une expérience d’environ 11 ans de mariage, madame Annie Mujangani, travaillant comme officier de l’État civil à Bunia, capitale provinciale de l’Ituri, parle à cœur ouvert de sa vie de couple, retraçant ce qui peut être considéré selon elle comme une partie essentielle des « clés du bonheur conjugal ».
Au-delà de ce qu’on connaît de madame Annie Mujangani, l’officier de l’état civil, elle joue également une mission importante dans sa qualité d’une bonne conseillère de couples depuis 17 ans, aujourd’hui au sein de la mairie de Bunia, capitale provinciale de l’Ituri.
Elle fait constamment l’effort de demeurer « modèle ». « La fidélité est mutuelle, le divorce est un droit, mais elle n’est pas une bonne route à emprunter en amour vrai ».
Des mots simples, mais pleins de forces qu’elle ne cesse de répéter chaque fois lors d’une nouvelle célébration de mariage. Ça revient également, selon elle, à dire aux couples de demeurer ensemble malgré les pires moments de la vie conjugale.
Récemment, au cours d’une célébration de mariage civil un certain samedi à Bunia, elle a livré un peu de son intimité qui va totaliser 11 ans, « le 13 juillet de cette année ».
Aux 4 couples présents lors de cette cérémonie-là, elle était largement ouverte. Dans une interview accordée à buniaactialite.cd ce 24 juillet 2024, elle affirme que tout ce qu’elle raconte aux couples n’est pas imaginaire, mais issu de l’expérience vécue tout en gardant ses confidentialités.
« Ce n’est pas vraiment livrer ses confidentialités, sauf que ce partage d’expérience est important et authentique, parce que je ne peux jamais parler de quelque chose que je ne vis pas », fait-elle remarquer.
« Pour mieux vivre, il faut que chaque partie supporte l’autre », rappelle-t-elle faisant mention indirecte à la compréhension et tolérance. Sans une vie de support mutuel, vous n’allez pas arriver à totaliser beaucoup d’années », a conseillé madame Annie.
Elle rêve de célébrer la commémoration de sa 15e année de mariage d’ici 4 ans, espérant toujours demeurer dans son foyer malgré des contraintes.
En ville de Bunia, comme dans plusieurs autres coins de la province de l’Ituri, de nombreuses personnes visiblement amoureuses s’unissent dans des mariages presque chaque semaine. Cependant, pour la plupart des cas, ces unions peinent à durer, cédant la place aux divorces, inondant ainsi les tribunaux de paix.
Moïse Mugisa

