Au moins deux personnes ont perdu la vie et plusieurs ménages se retrouvent sans abri à Gemena, chef-lieu de la province du Sud-Ubangi, après une pluie diluvienne accompagnée de vents violents dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 novembre 2026. Les intempéries ont également provoqué d’importants dégâts matériels dans plusieurs quartiers de la ville.
Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), plusieurs habitations ont été endommagées, laissant des familles sans abri. Des toitures ont été emportées, des maisons inondées et des biens détruits par les eaux.
D’après des sources locales, un adolescent a été emporté par les eaux dans un caniveau au quartier Sukia. Un autre décès a été signalé au quartier Salongo. Plusieurs blessés auraient également été conduits dans des structures sanitaires.
Face à l’ampleur des dégâts, Tonton Zuza, président du Conseil provincial de la jeunesse du Sud-Ubangi, s’est rendu dans les quartiers sinistrés pour constater la situation.
« Je suis très touché par ce drame et j’adresse mes condoléances les plus attristées aux familles qui ont perdu leurs proches », a-t-il déclaré, cité par l’ACP.
Le responsable de la jeunesse a également relayé les préoccupations des habitants concernant certains travaux d’aménagement urbain réalisés par la société Himmo Serkas, particulièrement au quartier Sukia.
« La population dénonce notamment les travaux de la société Himmo Serkas », a-t-il indiqué, appelant le gouvernement provincial à exercer un contrôle rigoureux sur les ouvrages concernés.
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Selon les habitants, certains travaux pourraient avoir contribué à aggraver les conséquences des inondations. Toutefois, aucun rapport d’expertise technique ne permet, à ce stade, d’établir une responsabilité de l’entreprise dans les dégâts enregistrés.
La réaction de la société Himmo Serkas et celle des autorités provinciales chargées des infrastructures restent attendues sur ces accusations.
En attendant, plusieurs familles sinistrées se retrouvent dans une situation précaire, après avoir perdu leurs habitations ou une partie de leurs biens. Elles sollicitent une assistance des autorités et des partenaires humanitaires.
Le bilan définitif des dégâts humains et matériels reste à établir.
Rédaction

