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    Le Nord-Kivu enregistre le taux de létalité d’Ebola le plus élevé des huit provinces touchées en République démocratique du Congo, avec 55,7 %. Selon le dernier bilan sanitaire, 1 382 personnes sont décédées sur 2 479 cas confirmés dans cette province depuis le début de l’épidémie.

    Ces données figurent dans le rapport de situation n°170 de l’Institut national de santé publique (INSP), publié dimanche 1er novembre 2026 et portant sur la journée du 31 octobre.

    Ce taux dépasse la moyenne nationale de 48,8 % et celui de l’Ituri, établi à 47 %. Bien que cette dernière demeure l’épicentre de l’épidémie, avec 7 412 cas confirmés et 3 483 décès, le Nord-Kivu présente une proportion plus importante de décès parmi les personnes diagnostiquées.

    La situation est particulièrement préoccupante dans les zones de santé de Beni, Katwa et Butembo. À Beni, 467 décès sont enregistrés sur 703 cas confirmés, soit une létalité de 66,4 %. Katwa affiche 61,3 %, avec 415 décès sur 677 cas, tandis que Butembo totalise 200 décès sur 343 cas, soit 58,3 %.

    Pour la seule journée du 31 octobre, 18 nouveaux cas ont été confirmés au Nord-Kivu. La province a également enregistré 16 décès, dont 12 survenus dans la communauté, en dehors des centres de traitement Ebola.

    Au-delà de cette mortalité élevée, les capacités de prise en charge subissent une forte pression. Le rapport de l’INSP indique que les centres de traitement du Nord-Kivu affichent un taux d’occupation de 87,3 %, tandis que 143 patients sont pris en charge en dehors de ces structures spécialisées.

    Les équipes sanitaires signalent également 21 malades dans un état critique. Ces difficultés soulèvent des préoccupations concernant les capacités d’accueil et la continuité des soins, sans permettre d’établir à elles seules les causes du taux de létalité observé.

    La maladie touche actuellement 17 des 34 zones de santé du Nord-Kivu. À l’échelle nationale, le bilan atteint 10 467 cas confirmés et 5 103 décès, répartis dans huit provinces, selon l’INSP.

    La situation du Nord-Kivu met ainsi en évidence un défi majeur pour la riposte. améliorer la prise en charge des malades tout en renforçant la détection précoce et l’orientation rapide des cas suspects vers les structures sanitaires.

    Il y a quelques jours, des initiatives institutionnelles pour vaincre Ebola ont été lancées par les autorités du Nord-Kivu. Des mesures qui semblent ne pas encore produire des résultats escomptés.

     

    Rédaction

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