Près de 30 civils, précédemment enlevés par des combattants présumés des Forces démocratiques alliées (ADF), ont regagné leurs familles ce lundi 2 novembre 2026 à Mambasa, dans la province de l’Ituri. Certains avaient passé jusqu’à deux mois en captivité.
Selon les informations recueillies par buniaactualite.cd, ces personnes avaient été enlevées lors de différentes incursions attribuées aux ADF sur l’axe Mambasa-Nduye.
Parmi elles, certaines ont réussi à s’échapper lors des poursuites menées contre les assaillants, tandis que d’autres ont été relâchées par leurs ravisseurs. Avant de retrouver leurs proches, elles ont été entendues pendant près d’une semaine par les services de sécurité à Mambasa.
Leur retour dans les familles s’est déroulé en présence des autorités territoriales. L’administrateur du territoire de Mambasa, Jean-Baptiste Matadi Muyapandi, a salué cette évolution et appelé les habitants à renforcer leur collaboration avec les services de sécurité.
« Ces civils ont été bien écoutés par les services de sécurité et de défense. Aujourd’hui, ils sont libres de regagner leurs familles », a-t-il déclaré.
L’autorité territoriale a également demandé aux personnes qui collaboreraient avec les groupes armés de mettre fin à cette pratique.
De son côté, Mungeni Yuma Imurani, représentant de la société civile de Mambasa, a félicité les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF) pour leurs efforts dans la lutte contre les ADF.
Il a toutefois appelé à la poursuite des opérations militaires afin de retrouver les autres personnes encore retenues en captivité et de renforcer la protection des populations civiles.
Les personnes ayant retrouvé leurs familles sont notamment originaires de Butembo, d’Oïcha et de Nduye.
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Cette nouvelle intervient dans un contexte de recrudescence des enlèvements attribués aux ADF dans le territoire de Mambasa. Le 23 octobre dernier, notre rédaction avait notamment rapporté l’évasion de six conducteurs de taxis-motos enlevés dans le groupement Babila-Teturi, en chefferie des Babila-Babombi.
Plus récemment, l’Association pour la protection et la défense des enfants et femmes vulnérables (APDEF) a signalé de nouveaux enlèvements dans la chefferie des Babila-Bakwanza, entre le 31 octobre et le 1er novembre.
Malgré le retour de ces ex-otages, la situation sécuritaire reste préoccupante dans plusieurs localités de Mambasa, où les organisations de la société civile continuent de réclamer des opérations renforcées contre les groupes armés.
Yves Romaric Baraka

