Une dizaine de civils auraient été enlevés entre le samedi 31 octobre et le dimanche 1er novembre 2026 par des hommes armés présumés appartenir aux Forces démocratiques alliées (ADF), dans plusieurs villages de la chefferie des Babila-Bakwanza, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.
L’alerte a été lancée ce lundi 2 novembre par Rams Malikidogo, responsable de l’Association pour la protection et la défense des enfants et femmes vulnérables (APDEF) à Mambasa.
Selon cet activiste des droits humains, les premières incursions ont été signalées samedi dans la localité d’Apetineko, où des hommes présentés comme des combattants ADF auraient exigé des habitants le paiement d’un « jeton ».
Le lendemain, dimanche 1er novembre, les mêmes assaillants présumés auraient été aperçus vers 10 heures dans le carré minier de Yolo, où six civils auraient été enlevés.
« Vers 14 heures, l’ennemi a été repéré dans un autre carré minier situé à plus ou moins deux heures de marche de Mbembese, où l’on nous signale que d’autres civils auraient été emportés », a rapporté Rams Malikidogo.
Selon la même source, trois autres personnes, dont une femme, auraient été enlevées vers 17 heures dans la localité de Masongo, toujours dans la chefferie des Babila-Bakwanza.
Le nombre exact de victimes reste à déterminer. L’APDEF fait état d’une dizaine de personnes enlevées en 48 heures, sans disposer d’un bilan nominatif consolidé. Ces informations n’ont pas encore été confirmées par les autorités militaires ou administratives locales.
Ces nouvelles alertes interviennent dans un contexte d’insécurité persistante dans le territoire de Mambasa. Les chefferies des Babila-Bakwanza et des Babila-Babombi sont régulièrement confrontées à des incursions et à des enlèvements attribués aux ADF.
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Le 22 octobre dernier, dans le groupement Babila-Teturi, en chefferie des Babila-Babombi, la Nouvelle Société civile congolaise avait notamment signalé huit civils portés disparus en moins de deux semaines. Le lendemain, six conducteurs de taxis-motos, enlevés par des hommes armés présumés ADF, avaient réussi à s’échapper de leurs ravisseurs.
Cette insécurité affecte particulièrement les populations vivant des activités agricoles et de l’exploitation minière artisanale. Dans plusieurs localités de Mambasa, les mouvements de groupes armés ont déjà contraint des habitants à abandonner leurs champs et perturbé les activités économiques.
Face à la persistance de ces menaces, l’APDEF et d’autres organisations de défense des droits humains appellent les autorités militaires à intensifier les opérations contre les groupes armés et à renforcer la protection des populations civiles dans les zones concernées.
Yves Romaric Baraka

