Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a défendu jeudi 29 octobre 2026, à Moscou, une politique étrangère fondée sur la diversification des partenariats et le respect de la souveraineté des États.
Devant les participants au troisième Sommet Russie-Afrique, le chef de l’État a plaidé pour un ordre mondial multipolaire, sans alignement systématique sur une puissance internationale.
S’exprimant au Centre Gostiny Dvor, lors de la deuxième journée du sommet, Félix Tshisekedi a insisté sur la volonté de la RDC de préserver son indépendance dans ses choix diplomatiques.
« Pour nous, diversifier nos partenariats n’est pas choisir un camp : c’est renforcer notre liberté de décision au service de nos populations », a-t-il déclaré.
Le président congolais a également souhaité que l’évolution des relations internationales permette à tous les pays, quelle que soit leur puissance, d’exercer pleinement leur souveraineté.
« Nous souhaitons que l’évolution vers un monde multipolaire permette à chaque État, quelle que soit sa puissance, d’exercer effectivement sa souveraineté », a-t-il affirmé.
Félix Tshisekedi a précisé que cette évolution devait reposer sur le respect de la Charte des Nations unies, de l’intégrité territoriale des États et du règlement pacifique des différends.
Cette position intervient alors que la RDC continue de dénoncer les atteintes à sa souveraineté dans l’est du pays, où la rébellion AFC/M23 contrôle plusieurs territoires.
La veille, mercredi 28 octobre, Félix Tshisekedi avait participé à une réception officielle organisée au Kremlin par son homologue russe, Vladimir Poutine, en l’honneur des dirigeants africains présents au sommet.
Selon la Présidence congolaise, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des échanges visant à renforcer les relations de coopération entre la Russie et les pays africains.
À travers son intervention, le président congolais a ainsi présenté la diversification des partenaires internationaux comme un moyen de préserver l’autonomie diplomatique de Kinshasa, tout en défendant les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale.
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